Un journalier réclame 500.000USD au GHK

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Le Grand Hôtel de Kinshasa et les Etablissements Buanakongo étaient devant la barre mercredi 13avril 2011, au Tribunal de Grande Instance de la Gombe, pour répondre à la plainte initiée par Kabanzi Luzolo, qui prétend avoir été abandonné par son ex-employeur le GHK en collaboration avec les Etablissements précités. L’audience s’est passée dans la chambre 3, sous RC 104.330.

Selon la version des avocats du plaignant Kabanzi Luzolo, leur client avait signé un contrat journalier avec le GHK au début du mois de mars 2006, et avait comme tâche de faire le nettoyage des ustensiles de cuisine et autres. Et il s’était fait que le 21du même mois et année, le GHK avait signé un autre protocole d’accord avec les Ets Buamukongo qui devaient lui vendre une partie de ces service. 

Après avoir engagé ce travailleur, ont indiqué ses avocats, le GHK l’avait  contraint de remplacer des nouvelles vitres sans pour autant lui donner du matériel pour éxécuter ce travail(Echelle), ni tenir compte du contrat qu’ils avaient signé. Pendant qu’il cherchait à escalader le mur pour remplacer ledites vitres, il était tombé et blessé grièvement à la main droite. Le GHK, après avoir constaté cet accident, l’avait conduit dans un dispensaire situé derrière le Memling où ses trois doigts  de la main droite avaient été suturés avec beaucoup de légèreté, ont dit ses avocats. Et depuis lors, ses doigts ne fonctionnent plus. C’est après deux ans sous la pression de Luzolo.K que le GHK l’avait finalement amené aux Cliniques Universitaires de Kinshasa. C’était deja trop tard d’après les renseignements d’un médecin qui lui aurait conseillé d’allé essayer ailleurs.

L’avocat du Grand Hôtel Kinshasa a de son côté affirmé que le plaignant n’avait aucun lien de causalité avec son client. Si le  complexe hôtelier avait pris l’engagement de l’amener dans un dispensaire, c’est simplement parcequ’il avait signé un contrat avec les Ets Buamukongo où prestait Luzolo. Et ce contrat signé entre parties stipulait  que les Ets vendent à son client des services, et qu’en retour le GHK devait supporter tous les premiers soins médicaux des personnels de Buamukongo, chose qui avait été faite. Cet avocat a rencheri que cet accident a eu lieu lorsque son client, GHK, avait fait venir un technicien pour placer les vitres de tous les locaux. Et le plaignant Luzolo.K s’était pointé auprès de ce technicien pour lui apporter de l’aide. Et c’était sur sa demande.
Lorsque le GHK en guise de bonne foi, avait engagé des soins aux Cliniques Universitaires, il avait saisi l’inspection de travail (Inss) où on lui aurait remis dans ses droits. Mais subitement il avait encore saisi le Parquet sous RMP59.658/PR021/KG dans une affaire encore pendante. Pour conclure, il a demandé au Tribunal de condamner le plaignant aux dommages et intérêts de 10.000dollars pour préjudice causé à son client.

En réplique, les avocats de Luzolo.K on t soutenu que leur client n’a jamais fait de déclarations à l’Inspection pour réclammer des indemnités  dans la mesure où il n’était qu’un simple journalier. On réclame à l’INSS lorsqu’on est engagé et reconnu à l’Inspection du travail. Et en ce qui concerne les parquet il n’a pas initié une quelconque action. Si c’était le cas, c’est le ministère public qui allait s’occuper du dossier et non le plaignant, comme il l’a fait au TGI/Gombe. Ses avocats ont demandé une action reconventionnelle évaluée à 500.000dollars à titre de dommages et intérêts, afin que ce jeune homme se reconvertisse dans le petit commerce.
Le Tribunal a pris la cause en déliberée et a retenu le defaut à la charge des Etablissements Buamukongo, qui étaient absents à l’audience.

Muriel Kadima        

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