Un jeune homme revendique sa réintégration sociale

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Travaillant comme mécanicien au sein de la société Socitrans depuis décembre 2012, Daïfa Komiser, un jeune homme d’une vingtaine d’années a connu un accident de travail ayant conduit à l’amputation de sa jambe droite. Représenté par son conseil au tribunal de Grande Instance de Matete, hier mercredi 25 septembre 2013, Daïfa Komiser a soutenu qu’en tant que mécanicien, il assistait l’enlèvement des contenairs sur les camions au sein de la société.

 C’est au cours de de l’une des opérations, qu’une grue est tombée sur sa jambe droite. Acheminé d’urgence à l’Hôpital général de référence de Kinshasa, l’équipe médicale l’a amputé. Bien qu’ayant pris en charge les soins de santé, la Socitrans a mis fin au payement de son salaire alors que son contrat est encore en vigueur.

 Elle n’a pas aussi pris en charge l’achat de la prothèse que la victime porte actuellement. Mécontent du traitement lui infligé, Daïfa s’est résolu à saisir l’Inspection du travail, a soutenu son conseil. Là, la victime a pu recevoir le paiement de quelques mois sans une prise en compte du Smig. Voilà qui justifie sa présence devant le tribunal afin de bénéficier non seulement de la  continuité de son salaire, mais aussi du paiement de la prothèse ainsi que des dommages et intérêts lui permettant une réinsertion sociale. Reconnaissant l’accident qu’a connu Daïfa Komiser pendant les heures de service, la Socitrans a relevé la mauvaise direction ainsi que le défaut de qualité dans l’action initiée contre elle. Représentée par ses conseils, elle a soutenu que la victime était un journalier et non une personne engagée au sein de la société. Elle en donne pour preuve l’imprécision sur la date de son engagement. Cela étant, Daïfa  a été payé et pris en charge conformément à son statut. Et, conformément à son statut de journalier, il n’a pas qualité d’intenter une action judiciaire après tous les soins qu’il a reçu. Pour ce qui est de la mauvaise direction, la socitrans a soutenu que les revendications de Daïfa Komiser sont civiles et ne peuvent pas être portées devant un tribunal de travail. En plus, la prothèse qu’il porte a été achetée par l’assureur du véhicule. Ce qui est conforme à la législation. Propos contestés par Daïfa Komiser peu avant la communication du dossier au ministère public par le tribunal. Pour lui, la grue qui est tombée sur lui n’est pas un véhicule moteur pour qu’il soit indemnisé par la Sonas.

Yves Kadima

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