Un homme agressé dans un centre de la Ceni

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Les différents  centres d’enrôlement de la CENI ne cessent d’enregistrer des plaintes de la part de la population. Cette fois,  c’est en terme  de flagrance  que s’est déroulé l’événement du vendredi  13 mai 2011. Un homme a été blessé au crâne par un policier alors qu’il voulait se faire enrôler dans un centre de la CENI se trouvant au complexe scolaire Saint Damien, une école située sur la route de Tourisme, à Ngaliema.
Selon les témoins, l’homme s’était rendu au centre pour se faire enregistrer en vue de l’obtention de sa carte d’électeur. Arrivé  sur le lieu, il se renseigne. Le policier l’aborde en coulisses et propose  de l’aider pour que le processus se fasse plus rapidement et lui demande mille Francs Congolais.
Etonné, il refuse de satisfaire le  policier. L’homme en uniforme, mécontent, commence à proférer des menaces et lui demande de quitter les rangs. La discussion s’engage entre les deux et crée un attroupement. Les gens  ont commencé à dénoncer  les abus du policier en réclamant son transfert.

Le policier se  voyant découvert, honteux et confus,  se jette d’un bond sur l’homme et le frappe au crâne au moyen d’une pierre. L’homme s’écroule et commence à  saigner.  Un flux abondant de sang jaillit de l’orifice percé  par cette arme blanche. Les gens sur place appellent la police et le service d’urgence pour évacuer le blessé vers un centre médical proche où les premiers soins lui sont  administrés. Le coupable est arrêté par la police.
Se rendant sur place le lendemain pour recueillir les avis, le chef de centre  donne  sa version des faits. Selon lui, la victime était un imposteur. Il se faisait passer pour un agent de la CENI. Il a pris l’argent auprès des gens  en leur promettant un enrôlement rapide. Le policier découvrant sa manœuvre, a voulu le maitrisé, mais l’homme n’a pas obtempéré aux ordres de ce dernier.  Le policier n’avait pas d’autre choix que de le brutaliser. 
Questionné  sur la question des bavures et  corruptions dont on accuse  les policiers, le chef de centre dit ignoré toutes ces pratiques et que si cela s’avère vrai,  ce sont des cas qui ne sont pas portés à sa connaissance.

Benjamin Mbangu Kiakesidi

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