Un film-documentaire pour sauver l’INA

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INA-3Artiste cinéaste et plasticienne de nationalité belgo-libanaise, Amal Kharrat De Clercq a animé un point de presse, hier mardi 11 mars 2014 à l’Institut National des Arts (INA), pour expliquer les contours de son film-documentaire consacré à la seule école publique de formation des artistes professionnels de la capitale. Œuvre de 55 minutes qui sera présentée le vendredi 14 mars 2014 à l’Espace Bilembo à Gombe/Socimat, « INA, demain… » retrace les péripéties de cette institution en proie à une expropriation de son site, mais luttant avec acharnement pour le garder, tout en continuant à remplir sa mission de former les artistes, malgré ses conditions précaires.

 En effet, a révélé l’auteur du film, l’inspiration lui est venue il y a 3 ans lors d’une visite à l’INA. « Près de 1200 étudiants et une bonne centaine des professeurs et employés travaillant avec peu des moyens et un brin d’espace, alors qu’ils ont un potentiel créatif élevé, risquaient d’être dans la rue… », a expliqué Amal Kharrat d’entrée de jeu. Durant deux semaines, elle a recueilli interviews et images des principaux personnages impliqués dans la sauvegarde de ce patrimoine commun qu’est l’INA. Son constat : salles bondées d’étudiants, jusque dans les couloirs d’attente. Certains obligés même d’attendre que les autres libèrent une salle de cours, afin de l’occuper à leur tour !

Avec ses principales filières dont la Musique, les Arts dramatiques et l’Animation culturelle, l’INA en danger à ce jour risque d’éparpiller tous ces talents en herbe dont le pays a besoin pour son rayonnement international. D’où l’appel de la cinéaste dont l’œuvre renferme une pile d’informations sur l’historique de l’INA et révèle l’espoir de ses sociétaires de voir le flambeau maintenu allumé.

Il convient de rappeler qu’une atmosphère délétère à l’INA depuis plusieurs années, à cause de la menace de déguerpissement. Des ultimatums avaient même été lancés à cet établissement qui devait quitter ses locaux, mais les négociations s’étaient jusqu’à ce que le ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire et recherche scientifique prenne la mesure de cohabitation entre l’INA et une société sud-africaine, nouvel acquéreur. Le bâtiment qui abrite l’INA appartenait à la succession Litho qui l’aurait vendu à une firme sud-africaine.

Tshieke Bukasa

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