Un directeur de l’Onatra poursuivi pour harcèlement sexuel

0
44

Des affaires pénales pour attentat à la pudeur et harcèlement sexuel devant la Cour suprême de justice, sont rarissimes. Et tellement rarissimes que beaucoup de juristes voudraient suivre le détournement de ces procès, ainsi que les décisions des juges qui feront probablement jurisprudence. 

L’une de ces rares affaires, instruite sous le R.P.A. 400, oppose, on s’en doute, trois policières oeuvrant au Port de Matadi à leur directeur de police, cadre de commandement à l’Onatra.
Hier, les trois policières, Mmes Claire Mbadu Mbumbu, Bibi Masumbu Nzita et Espérance Tsimba Nzuzi, moulées dans leur uniforme kaki, ont comparu assistées par leurs avocats-conseil, tandis que le directeur Muganguzi absent dans le prétoire, était représenté par son avocat.
Ce dernier s’est empressé d’exhiber aux juges, une lettre de son client qui sollicitait une seconde fois, une remise, au motif qu’il était malade. Pourtant, à l’audience du 14 mars 2011, bien que présent, il avait obtenu une première remise pour le 4 avril.

Déçu par ses manœuvres dilatoires, Me Mbungu, le doyen du collectif des avocats des parties civiles, a rafraîchi la mémoire des juges sur ces remises qui ne font que préjudicier davantage ses clientes, toutes mères de famille. Les trois policières, comme il faudrait le signaler, travaillent et habitent à Matadi. Pour venir assister à leur procès devant la Cour suprême de justice, elles doivent obtenir l’autorisation de leur employeur, payer les billets, et engager des frais de séjour dans des hôtels à Kinshasa, avant de regagner leur poste de service.
Face à ces difficultés, Me Mbungu a obtenu la remise de cette affaire, à un mois. Aussi après concertation des avocats de deux parties, le ministère public entendu, le président de la Cour suprême de justice a renvoyé cette affaire au 9 mai prochain. Et ce sera pour instruction et plaidoiries.

JRT

LEAVE A REPLY

*