Un député réclame la démission de trois ministres pour irresponsabilité et mensonge

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Au cours d’un point de presse qu’il a animé, hier jeudi à Faden House, le député national Clément Kanku Tshibuabua a exprimé sa déception suite au comportement du gouvernement central, dans la gestion du dossier sécuritaire de la province de l’Equateur.

En effet, deux points majeurs étaient inscrits à l’ordre du jour de ce point de presse, à savoir : la crise à Mbandaka et la révision constitutionnelle.

Concernant la crise à Mbandaka, il a dit ne pas comprendre comment un gouvernement qui prétend gérer le pays peut-il se faire surprendre par un groupuscule d’individus qui prennent facilement la ville et trouble la quiétude de la population le jour pascal ?

Où étaient les services de sécurité, les forces de la police et l’armée pour que cela arrive aussi facilement comme dans un film ?

Pour Clément Kanku et ses compagnons membres de l’Union pour la Nation, ce qui est arrivé à Mbandaka a démontré la défaillance du gouvernement à travers les faiblesses des services de sécurité.

D’où dans une démocratie normale, il fallait que les ministres de l’Intérieur, de la Défense ainsi que son collègue en charge de la Communications et Médias qui avaient menti le peuple que les Enyele étaient complètement anéantis et neutralisés devraient tous démissionner.

Cela devait être de même pour le chef d’Etat major général de l’armée, les responsables de l’ANR et de la DGM, a-t-il martelé.

Car, pour l’UN, la situation de Mbandaka a mis à nu la défaillance et l’irresponsabilité du gouvernement qui s’est montré incapable de la prévenir ni protéger la population le jour de la fête chrétienne.

Quant à la révision constitutionnelle, il constate que la motivation des initiateurs de la démarche était autre que celle d’apporter un correctif au timing de 36 mois imposé par la Constitution pour la mise en place de la décentralisation. Ils visaient plutôt le mandat du chef de l’Etat, a-t-il affirmé.

En dehors de ces grands thèmes, le conférencier a aussi abordé d’autres questions d’actualité, notamment la demande du gouvernement pour le départ de la Monuc, la Cei, etc.

Dominique Mukenza

 

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