Un Congolais prône la Gouvernance Nationale Collégiale

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Chercheur indépendant, Agamaka Baza-Mata, auteur de l’ouvrage « Berlin, tombeau de l’intégrité africaine », a présenté au public sa vision sur la gestion politique de notre pays, le samedi 25 août 2012 au cours d’une conférence de presse animée dans les locaux de Télé 7 à Gombe. Cadre financier diplômé de Liège(Belgique), Agamaka a conclu, à l’issue de plusieurs années de recherches, qu’il est urgent et nécessaire de réviser l’article 68 et ceux qui en sont tributaires et l’article 10, ainsi que la mise à jour de l’article 226 de la Constitution de notre pays, pour promouvoir la paix et l’unité nationale. 
En effet, explique-t-il, à la lecture de l’article 68, le fait de réduire toute une institution, la Présidence de la République, en la personne du Président de la République enlève à la nation congolaise sa personnalité morale, de surcroit son sens d’œuvrer pour l’intérêt communautaire. «Ceci étant une anomalie constitutionnelle, je propose sa révision pour un partage équitable du pouvoir…», a souligné le chercheur. 
En guise d’amendement, Agamaka Baza-Mata propose la suppression de l’élection du Président de la République dans sa forme traditionnelle car très conflictogène et son remplacement par un Gouvernement National et Collégial (GNC). Ce dernier sera, selon lui, l’ossature de l’Etat représentant la nation et symbole de l’unité nationale. 
Composé de 78 membres issus des 26 futures provinces, soit 3 représentants par contrée, ceux-ci sont élus au suffrage universel direct aux élections sénatoriales provinciales. Seuls les trois premiers sont appelés à occuper cette très haute fonction. Le gouverneur national représente et incarne sa province d’origine et apporte les caractéristiques spécifiques de sa province, bref, les couleurs de cette dernière au sommet de l’Etat. 
 
Selon le chercheur, tous les membres du GNC revêtent automatiquement l’étiquette «républicain», leur mandat est limité à une fois sept ans. C’est au cours d’une assemblée extraordinaire du GNC que ceux-ci élisent le Président de la République qui aura un mandat d’un an. «La présidence demeure tournante : chaque province présidera en alternance cette très haute fonction par ordre alphabétique nominatif. Concrètement, le 1er président viendra du Bas-Uélé et ainsi de suite » a-t-il précisé. 
Concernant l’article 10 portant sur la nationalité, il propose que celle-ci demeure à vie pour tout congolais d’origine. « Tout Congolais d’origine ayant acquis une ou plusieurs autres nationalités étrangères conserve sa nationalité congolaise et perd en conséquence toute jouissance des droits politiques et d’exercice dans l’Administration publique ». 
En guise de conclusion, le compatriote s’est dit convaincu qu’une telle révision aura des conséquences avantageuses afin d’éviter toute vacance de pouvoir au sommet de l’Etat ; d’épargner le pays d’une énième élection présidentielle coûteuse et risquée à l’image de deux précédentes(2006 et 2011) ; de raffermir l’unité nationale dans la gestion de l’Etat ; de consolider le patriotisme populaire ; de mettre fin aux revendications martelant l’inégalité de partage de ressources par la gestion du pouvoir central ; etc.
 
Tshieke Bukasa

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