Un cadre de concertation interministérielle sur l’environnement mis sur pied

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 Avec l’appui du Programme CARPE et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le ministère de l’Environnement, du Tourisme et de la conservation de la Nature a entrepris la mise en place d’un cadre de concertation interministérielle impliquant tous les ministères sur la question environnementale.
 Cela en conformité avec l’ordonnance présidentielle n°75-232 du 22 juillet 1975 portant création d’un comité interdépartemental pour l’environnement, le tourisme et la conservation de la nature, qui demeure inappliquée jusqu’à ce jour. Selon l’ordonnance, ce comité avait pour objet entre autres d’étudier et de préparer les grandes lignes de la politique de l’environnement, de la conservation de la nature et du tourisme au Zaïre ; de procéder à l’examen de tous les amendements à apporter aux conventions internationales et aux traités relatifs à l’environnement, à la conservation de la nature et au tourisme

Brigitte Kapinga, la représentante de l’UICN en Rd Congo, a rappelé à l’ouverture de l’atelier organisé hier à Cassiopée dans la commune de la Gombe, que depuis 1975, au lendemain du congrès de l’UICN organisé spécialement en RDC, notre ministère de l’Environnement avait vu le jour, et en même temps un arrêté instituant la commission interministérielle avait été pris, mais n’avait jamais connu d’application. « Aujourd’hui, a-t-elle dit, ce vœu vient de se matérialiser par la volonté, l’implication et l’engagement du ministre de l’Environnement après le premier atelier organisé en juin 2011 ».
 L’atelier d’hier a connu la présence de tous les acteurs techniques des ministères, notamment ceux qui s’occupent des études et de la planification, pour réfléchir à la mise en place de ce cadre interministérielle. Devant assurer la promotion de ce qu’ils sont appelés à faire, les participants ont défini une feuille de route pour ce qu’ils devront réaliser ensemble.
 Le ministre de l’Environnement, Bavon N’Sa Mputu, a signalé que son ministère était le plus transversal possible, car la question environnementale et de la conservation de la nature implique les autres secteurs. Il a indiqué que cette réunion se tenait au lendemain du Sommet Rio+20 et du séminaire organisé à l’intention des membres du gouvernement à Zongo. Les préoccupations sur l’environnement ont été soulevées à Rio de Janeiro par de différents Etats, notamment celle d’aller vers une économie verte.

Au séminaire de Zongo, l’idée force était de créer une synergie entre les membres du gouvernement pour pister les opportunités économiques de la Rd Congo au niveau national, régional et international. Pour asseoir la puissance environnementale, le ministère de l’Environnement ne peut que travailler avec les ministères sectoriels.
 L’UICN dans sa mission qui est d’accompagner et d’appuyer les politiques pour la protection et la gestion durable de la biodiversité dans le monde entier, sa représentante en Rd Congo a assuré l’assistance de son appui et a réitéré sa promesse d’accompagner le pays dans cette action salutaire qu’elle amorce aujourd’hui.
 Brigitte Kapinga a formulé le vœu que désormais, il n’y ait plus de lois ou mesures qui s’affronteront ou se tourneront le dos, car tout se fera dans un espace commun mettant en avant-plan le partage et la concertation préalables entre acteurs, conduisant à la définition des actions qui privilégient les intérêts de la population et la sauvegarde de l’environnement, dégageant les responsabilités et l’implication de chaque acteur dans la conduite des actions arrêtées de commun accord. 

Jean- René Bompolonga 

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