Un bilan au service du «Chantier Education»

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Aujourd’hui, le Fond de Promotion de l’Education Nationale (FPEN) fonctionne et mène des actions pour promouvoir le secteur éducatif, qui, dans le Programme du gouvernement congolais initié par le Président Joseph Kabila, fait partie intégrante du «Chantier Education». Un Chantier tellement important que le Comité de gestion du FPEN le considère comme la source de tous les autres chantiers, du fait que sans instruction et éducation, le développement d’un pays ne serait qu’une utopie. Cette importance accordée au secteur éducatif avait conduit le Chef de l’Etat à signer en 2006, un décret présidentiel créant le Fond de Promotion de l’Education Nationale (F.P.E.N.). Pour son fonctionnement, le décret a prévu un ensemble de ressources constituées par un pourcentage ou une quotité sur les recettes générées par des activités favorisant plus ou moins la dépravation de la jeunesse : terrasses, bars, brasseries, concerts, etc ; mais aussi une contribution payée par chaque intellectuel, autorité politique, sénateur, député qui a bénéficié ou bénéficie des bienfaits de l’école ou de la jeunesse. A ce sujet, il convient de citer le ministère de l’Education nationale (EPSP et ESU), les industries, les activités sportives, etc.

Selon Mme Florentine Soki Fwani Eyenga, chargée de missions et présidente du Comité de gestion du FPEN qui s’est entretenue avec la presse le samedi, 21 janvier 2012, dans son bureau, à Limeté, cette nouvelle structure du secteur éducatif était appelée à appuyer le gouvernement dans la disponibilisation de ressources extra-budgetaires pour financer comme il se doit l’Education de notre pays,  au  regard des limites budgétaires de l’Etat. Malheureusement, jusqu’il y a trois ans, le FPEN n’a pas pu fonctionner malgré l’abondance de ressources prévues par le décret le mettant en place. Des difficultés viennentt de partout et tout le monde trouve des raisons pour ne pas céder une partie de ses recettes. Et cela jusqu’à présent, sauf, évidemment les deux ministères en charge de l’Education (EPSP et ESU) qui ont finalement signé un arrêté interministériel mettant à la disposition du FPEN le produit minerval (50Fc/élève) pour lui permettre de poser des actes en faveur du secteur éducatif.

Grâce aux 50Fc de minerval payés par les élèves et étudiants, le FPEN a commencer a fonctionner effectivement en début 2009. Et s’est engagé dans la réalisation des actions au bénéfice du secteur éducatif en tenant compte des quatre finalités : sociale, pédagogique, infrastructurelle et institutionnelle. Et en 2011, toutes les actions financées ont tenu compte de ces finalités. Du point de vu social, le ministère de l’Esu a été doté d’un grand bus pour le transport du personnel administratif des services centraux, d’un mini-bus pour le personnel du Cabinet du ministère de l’Esu, d’une pick-up et d’une jeep de service pour faciliter le transport des responsables de l’enseignement supérieur. Au regard de la  finalité pédagogique, le FPEN a axé ses principales actions vers le soutien à la formation des formateurs des cadres de l’EPSP. A ce propos il a financé le séminaire organisé par  la Direction  « Education Pour Tous » ayant eu pour objectif le renforcement des capacités des principaux animateurs ; l’impression de l’ouvrage intitulé « Diplôme d’Etat, secrets et stratégies de réussite » par un haut cadre de l’Inspection générale de l’Epsp au bénéfice des élèves finalistes des humanités ; sans oublier l’achat du matériel de laboratoire à la faculté de médecine de l’Université de Bandundu.

Par ailleurs,  le FPEN s’est  occupé des infrastructures, tant à l’EPSP, qu’à l’ESU. Il a réhabilité l’Institut Kusadika et doté  des bancs à des écoles de la province  du Kasaï-Occidental ; il a aussi participé à la réhabilitation des 41 écoles sinistrées dans la Ville de Boma, au Bas-Congo et des auditoires de l’ISP/Bulungu dont les toitures avaient été emportées par le vent ; il a doté d’un groupe électrogène le secrétariat général de l’Esu et  l’ISP/Kananga ; il a achevé la cuisine diététique de l’ISTM/Lubumbashi, la construction des auditoires de l’Université de Likasi et de l’ISP/Boma.

Sur le plan institutionnel, le FPEN signale l’appui accordé aux actions posées par les deux ministres ayant un impact important sur le secteur éducatif : il s’agit de l’appui des travaux de la nouvelle Loi sur l’Education nationale et le déroulement des travaux de l’EXPO 2011 organisé respectivement par le ministère de l’Epsp et par celui de l’Esu. En outre, le FPEN s’est doté d’un siège lui permettant de travailler dans un cadre approprié et a procédé à l’installation de trois directions provinciales : Katanga, Bandundu et Bas-Congo et d’une antenne provinciale à Kinshasa. En outre, il a amorcé les travaux préparatoires à l’Atelier sur la revisitation des textes de création pour les adapter à la loi actuelle sur les établissements publics et au besoin en ressources additionnelles pour accomplir  ses missions. Pour Mme Florantine Soki Fwani et son adjoint Jacques Ngoma, ce dynamisme sera sauvegardé et  amplifié à travers plusieurs projets à venir au profit du secteur éducatif.

SAKAZ      

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