Un atelier sur l’usage des langues nationales

0
20

L’usage, en partenariat linguistique, de la langue nationale ou du milieu et de la langue française devrait permettre aux élèves, dès l’éducation fondamentale, de mieux maîtriser le Français ; d’acquérir plus aisément les compétences de base, à savoir l’écriture, la lecture, le calcul, l’expression orale et écrite ; d’acquérir avec plus d’efficacité les connaissances des disciplines de base ; de réduire les échecs massifs, les redoublements, les abandons scolaires ; d’enraciner les élèves dans leur culture négro-africaine. Cette analyse est celle faite hier mercredi 11 avril 2012 par le Secrétaire général à l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (E.P.S.P), Dieudonné Lufunisabo Bundoki, à l’ouverture d’une rencontre scientifique dont le thème est : « Atelier de validation du Plan d’action consolidé du projet : ‘Initiative Ecole et Langues Nationales, ELAN – AFRIQUE EN RD CONGO’ ». Cette rencontre, organisée avec le soutien de l’Organisation Internationale de la Francophonie (O.I.F.), a mobilisé les différentes composantes des professionnels de l’Education et des experts et personnes ressources de haut niveau. Elle a eu pour cadre la grande salle de conférence du Lycée Mgr Shaumba, dans la commune de la Gombe.

Avant de spécifier l’objet et l’objectif de l’atelier, Dieudonné Lufunisabo a rappelé que la Rd Congo met présentement en œuvre la Réforme éducative, dont les orientations et les innovations sont contenues dans la Stratégie de reconstruction et de développement de l’éducation, sous secteur de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel.

 Il a souligné que cette réforme vise l’atteinte de l’accès de tous nos enfants scolarisables à l’éducation ; l’équité pour garçons et filles sans distinction dans cet accès ; la qualité et la pertinence de l’enseignement dispensé à l’école et l’amélioration de la gouvernance du Système éducatif. Pour lui, l’atelier du jour s’inscrivait dans ce contexte précis et concernait plus précisément l’objectif stratégique d’améliorer la qualité et la pertinence de l’enseignement dispensé à l’école et de rentabiliser au maximum l’Enseignement.

Un projet africain qui s’étend sur huit pays africain. Enfin, cet atelier, a-t-il encore noté, a pour but d’examiner et de valider le Plan d’action consolidé de ce projet ; un moment déterminant pour la marche en avant du Projet. Et il a montré que pour notre pays, l’objectif de faire fonctionner l’enseignement bilingue ‘langue nationale et langue française’ dans l’éducation de base est d’une option et pratique ancienne, mise en œuvre dans le passé, mais interrompu depuis une certaine période de l’histoire nationale ; mais relancée par la suite par la Constitution nationale qui a déclaré langues nationales le lingala, le swahili, le kikongo et le tshiluba et par la Loi-Cadre de l’Enseignement national qui a déclaré ces langues comme langues d’enseignement.
Venu de Paris, Amidou Maiga qui représente l’O.I.F. dans ces assises a, auparavant, présenté le projet à tous les participants. Un projet qui couvre huit pays francophone : Burkina Faso, Benin, Burundi, Cameroun, Mali, RDC, Niger et Sénégal. Et l’O.I.F. a mis en balance une coquette somme de 4.500.000 Euro que ces différents pays doivent se partager pour la mise en œuvre de ce projet.

SAKAZ

LEAVE A REPLY

*