UDECO : Masangu jette l’éponge

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Sur fond de méfiance poussée à l’extrême dans une formation politique où régnaient l’absence de cohésion interne et la confrontation de petits clans alimentée par de fortes divergences de vues, l’Union pour le Développement du Congo, parti cher à Banza Mukalay Sungu, vient d’enregistrer depuis hier soir, un séisme de forte magnitude. A la base, la démission de son président, en la personne de Jean-Claude Masangu.

Il l’a fait savoir à l’opinion nationale et internationale, hier mercredi 16 août 2017, à travers un communiqué dont une copie est parvenue au Phare.

Bien que de nombreux observateurs aient émis des réserves sur un
avenir radieux de cette formation politique, avec le départ de
Jean-Claude Masangu, l’on croit que l’incertitude se dessine déjà et
l’on ignore de quoi demain sera fait. Car, pour certains analystes au
parfum des secrets de dieux, l’homme qui a repris les rênes de ce
parti allié à la Majorité présidentielle, au moment où la barque était
ballotée par de fortes vagues au lendemain de la disparition
inattendue de son fondateur, était venu apporter un souffle nouveau.
Au lendemain de l’intronisation avec tambour et trompettes de
Jean-Claude Masangu, l’UDECO, on le sait, avait repris du poil de la
bête, affichant ses nouvelles ambitions, notamment se hisser dans le
cercle des partis de la Majorité ayant pignon sur rue, arracher
davantage des postes au sein de futures institutions républicaines à
l’issue du prochain cycle électoral.  Mieux, pour le géniteur du Franc
congolais, il ne suffisait pas de faire le figurant sur la scène
politique, mais d’insuffler son expertise dans tous les secteurs de la
vie nationale et de laisser ses marques. Ces ambitions légitimes, avec
la démission de Jean-Claude Masangu, se sont évanouies comme une peau
de chagrin.
Voici en substance, la teneur de ce communiqué.

J.R.T.
Camarades,

Suite au décès de Banza Mukalay Nsungu survenu le 14 mai 2016,
Autorité Morale et Président du parti politique l’Union pour le
Développement du Congo (UDCO), et suite à la demande insistante des
membres fondateurs et autres hautes instances dirigeantes du parti,
j’avais accepté d’honorer la mémoire de l’illustre disparu en
acceptant la présidence de l’UDCO. Une fois investi selon les statuts
et le règlement intérieur qui régissent l’UDCO, ma vision politique
ainsi que ma rigueur de gestion et mon plan de restructuration et de
modernisation du Parti n’ont pas rencontré l’assentiment de certains
hauts cadres ambitieux à la recherche de postes. Par conséquent, cela
a créé un climat malsain entretenu et soutenu qui vient d’aboutir à
une scission du Parti, chose qui pour moi n’est pas acceptable.

Ainsi, afin de mettre définitivement fin aux divisions ainsi qu’aux
déchirements internes entre Camarades et de faciliter une
réconciliation sincère et durable entre les différentes factions mais
aussi et surtout de sauvegarder l’unité du Parti, j’ai décidé pour des
raisons d’honneur et de dignité de vous présenter ma démission à dater
de ce jour et de retrouver ma liberté. Par ailleurs, je garde une
estime sincère à tous ceux qui veulent pérenniser l’œuvre de feu Banza
avec qui j’avais des relations particulières depuis de nombreuses
années. Je les encourage et leur souhaite tous mes vœux de réussite.
Nous nous reverrons !

Veuillez agréer, chers Camarades Fondateurs, mes remerciements pour
votre confiance ainsi que mes salutations les plus distinguées.
Fait à Kinshasa, le 16 août 2017

Jean-Claude MASANGU MULONGO

Président National de l’UDCO