Tshisekedi et Katebe rentrent à Kinshasa dans un jet privé

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titiLe président de l’Union pour la Démocratie  et le progrès Social (UDPS) rentre à Kinshasa ce mercredi 27 juillet 2016, après deux années passées à Bruxelles pour des raisons de santé. Selon Bruno Tshibala, Secrétaire général adjoint et porte-parole de ce parti, l’opposant historique sera transporté par un Falcon  de douze places. La même source indique que le sphinx sera accompagné son épouse Marthe, Raphaël Katebe Katoto, grand-frère de Moïse Katumbi, ancien gouverneur de la province du Katanga.

Sauf imprévu, ledit aéronef pourrait atterrir à l’aéroport international de Ndjili à la mi-journée. Ce cadre de l’UDPS a saisi pour démentir les rumeurs selon lesquelles le retour de Tshisekedi à Kinshasa serait ajourné. Cela est faux et archifaux, a-t-il martelé.

Quant à Moïse Katumbi, le suspense persiste sur son retour dans le même vol  avec  le leader de l’UDPS et chef de file du Rassemblement des forces acquises au changement surtout que le ministre de la Justice, Alexis Tambwe Mwamba, a prévenu que l’ex-gouverneur du Katanga condamné par défaut il y a deux mois par le tribunal de Kamalondo à Lubumbashi accusé d’expropriation d’un immeuble serait mis aux arrêts dès qu’il foulera le sol congolais. Cependant, les proches du candidat du G7 et d’AR maintiennent  l’option du retour du patron de la célèbre équipe de football « le Tout Puissant Mazembe » à Kinshasa, en dépit des menaces proférées par le Garde des Sceaux. Ils s’appuient, à ce sujet, sur un arrêt de la Cour Suprême qui sursoit la sentence du tribunal de Lubumbashi condamnant Moise Katumbi.

L’appel de Franck Diongo

            En marge du retour du sphinx de Limete dans la capitale congolaise, le président du Mouvement Lumumbiste Progressiste,  Franck Diongo a mis en garde contre une opération dénommée «Marie Misamu». Une opération qui avait été utilisée par la Police de Kinshasa le jour de ses obsèques, en imprimant un train d’enfer au corbillard transportant son corps par crainte de la foule qui tenait à l’accompagner jusqu’au cimetière de Kinkole. Des bruits courent depuis quelques temps à Kinshasa que la police pourrait recourir au même stratagème pour empêcher l’opposant historique de se taper un bain de foule.

            Au cours d’un point de presse animé hier lundi 24 juillet 2016 au siège de son parti, Franck Diongo a dénoncé un plan qu’aurait monté certains milieux maffieux pour se faire bien voir par le pouvoir en place et qui consisterait à conduire manu militari  Etienne Tshisekedi jusque dans sa résidence située sur la rue Pétunias dans la commune de Limete. « Empêcher le Mandela congolais de communier avec la foule serait une provocation contre le peuple congolais », a déclaré Franck Diongo  avant de souligner que sécuriser ce retour de Tshisekedi constituerait plutôt un test de bonne foi pour le pouvoir qui prône le dialogue avec les forces politiques et sociales de l’opposition, dans le but de décrisper la situation politique, pour baliser le chemin vers des élections apaisées.

Franck Diongo  a appelé la population congolaise, à travers les militants de son parti, à faire le déplacement de l’aéroport le mercredi 27 juillet 2016 pour réserver un accueil délirant  au leader de l’UDPS, digne fils du Congo et d’Afrique, qui a consacré toute sa vie  l’option du combat pour l’instauration de la démocratie en République Démocratique du Congo.

            Il a signalé  qu’une lettre du Rassemblement signée par lui et Oleghankoyi a été déjà adressée au gouverneur de la ville de Kinshasa et au Bourgmestre de la commune de Kasa-Vubu pour l’encadrement du meeting de l’opposant historique avec le Rassemblement programmé le 31 juillet 2016.

Sassou s’implique dans la crise congolaise

Le président de la République du Congo/Brazza, Denis Sassou vient de s’impliquer dans la crise qui menace la République Démocratique du Congo. Il a reçu à Brazzaville les acteurs de l’opposition RD-congolaise  notamment Vital Kamerhe et Ingele (membres de la Dynamique), Delly Sessanga et Franck Diongo (AR), Pierre Lumbi, Charles Mwando Simba (G7) et une délégation du MLC conduite par Eve Bazaiba. A en croire Franck Diongo, c’est à la demande d’Edem Kodjo que le président Sassou consulte une frange de la classe politique congolaise pour bien s’imprégner de  ses revendications.

Eric Wemba