Tshisekedi aux obsèques de sa tante Christine Mbombo

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tshisekediC’est un Etienne Tshisekedi totalement débarrassé de sa casquette de politicien qui s’est présenté, le vendredi 23 août 2013 vers 17 heures dans l’enceinte du Complexe Scolaire Sekwa, contigu à la paroisse de la Résurrection, à la Cité Salongo, pour rendre un dernier hommage à sa tante, Christine Mbombo wa Malemba. Cette dernière, mère de l’Editeur Directeur Général du quotidien Le Phare, Polydor Muboyayi, était décédée une semaine plus tôt, soit le vendredi 16 août. En dépit de toutes les précautions prises par son protocole ainsi que par celui des organisateurs afin que le tout se passe dans la méditation et la discrétion la plus totale, l’assistance n’a pu s’empêcher de lui faire une courte ovation au moment où il se dirigeait vers la chapelle ardente, accompagné de son épouse, Maman Marthe, et de son directeur de cabinet, Albert Moleka.

 Après avoir déposé sa couronne de fleurs devant le cercueil, il s’est incliné devant le corps sans vie de feue Christine Mbombo wa Malemba, le visage visiblement troublé par l’émotion de perdre un être aussi cher. Et d’un pas lent, il s’est dirigé vers le chef de clan, Polydor Muboyayi, fils aîné de la défunte, à qui il a présenté ses condoléances. Les deux personnalités ont longuement échangé, dans un aparté suivi de loin par plusieurs dizaines de témoins.

Alors que l’on pensait que Tshisekedi ne s’attarderait pas sur le lieu, il a passé près de deux heures aux côtés de l’Editeur du journal Le Phare, au milieu d’une assistance subitement réduite au silence et plongée dans une profonde méditation. Même la musique funèbre s’est momentanément arrêtée, avant de reprendre en fond sonore. De temps en temps, sa garde rapprochée devait faire face aux membres de famille, amis et connaissances de la défunte tentés de franchir le cordon de sécurité établi pour éviter tout débordement. On sentait, chez beaucoup, l’envie d’aller serrer la main de cette personnalité historique, pour des raisons faciles à devenir.

C’est vers 19 heures qu’Etienne Tshisekedi a pris congé de Polydor Muboyayi, comme il était venu, c’est-à-dire en prenant un timide bain de foule. Dieu merci, la foule alertée par sa présence dans l’enceinte du Complexe Scolaire Sekwa a pu être correctement géré par les éléments de la Police Nationale Congolaise et ceux de «Fire Security» commis au maintien de l’ordre autour de ce «point chaud ».

Cette visite, a-t-on constaté, a fortement soulagé le clan Muboyayi, fort surpris de voir le couple Tshisekedi se déplacer en personne pour saluer la mémoire de Maman Christine Mbombo. Il y a lieu de louer la discipline dont a fait montre l’assistance pour ne pas transformer le deuil de la famille Muboyayi en manifestation politique. Kimp

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