TROPHEE « LUTAY KANZA » : Six «héroïnes » de l’ombre primées» par l’ACOPEFE

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Dina Buhake (Forum des As), Constance Tekitila, Augustine Banzi,
Christine Feza, Hortence Vula, Lucie Bokeme, toutes de l’ACP et
Solange Lusiku, éditrice d’un journal paraissant à Bukavu, le vendredi
20 juillet 2018 du trophée dénommé « Lutay Kanza ». Etaient  présents
à la bibliothèque de la Délégation Wallonie Bruxelles (DWB) Munkeni
Lapess, le recteur de l’IFASIC, le sénateur Mutinga, la déléguée de la
DWB, Kathryn Brahy…
Bravoure, ancienneté  et régularité dans le travail sont les
critères établis par le jury piloté par le recteur honoraire de
l’IFASIC, Ekambo Duasenge,  pour retenir les lauréates.
Georgine Lutay Kanza, membre du Bureau Politique pendant  la
deuxième République, et l’une des premières femmes journalistes que le
pays ait connue, s’est vu décerner un diplôme d’honneur.  Il en était
de même de la  ministre Safu, marraine de ladite activité, représentée
par Longonya, son directeur de cabinet.  L’Association Congolaise des
Femmes Journalistes de la Presse Ecrite « ACOPEFE », une nouvelle asbl
dans notre paysage médiatique qui milite pour la revalorisation des
consoeurs de la presse écrite, est l’initiatrice de cet heureux
événement qui a eu lieu à la bibliothèque de la Délégation Wallonie
Bruxelles « DWB ».

Honneur et dignité

De courtes biographies de Chantal Safu,  Lutay, Tekitila, Feza…
associées aux témoignages de Longonya et du sénateur Modeste Mutinga
sur les lauréates ont été présentées à l’assistance.
On a ainsi rappelé que la ministre du Genre, Enfant et Famille
avait étudié à l’IST et presté au journal Elima. Elle y avait
travaillé à Longonya, devenu aujourd’hui son directeur de cabinet.
Dévorée  par la politique, elle avait quitté les médias et  travaillé
dans plusieurs cabinets ministériels, au Parlement, à la Présidence….
Appelant affectueusement Lutay Kanza au nom de tantine, «Mutinga a
signalé avoir travaillé au magasine Bibi»  avec feu  Salumu wa Kiota.
A l’époque, Lutay Kanza s’était battue pour que plusieurs autres
femmes intègrent les institutions étatiques.
Visiblement émue, l’intéressée n’a pas caché sa joie d’être de
nouveau sous les feux de l’actualité. Remerciant ses consoeurs pour
l’avoir tirée de l’oubli, elle est revenue sur son passé et indiqué
œuvrer présentement dans l’humanitaire. Rappelant à Tekitila et
consorts  ainsi qu’autres consoeurs  les dures exigences du métier de
journaliste, Lutay  les a exhortées à avoir toujours en tête le sens
de l’honneur et de la dignité.
Retenant leurs émotions, les lauréates pour la plupart cadres à
l’ACP, ont  déclaré à tour de rôle avoir enfin récolté les fruits d’un
dur labeur. Ayant longtemps travaillé à l’ombre, contrairement à leurs
consoeurs de l’audiovisuel, elles sont aujourd’hui aux anges.
Chantal Safu (dont le mot de circonstance a été lu par Longonya) n’a
pas caché sa joie d’être retenue comme marraine de la première édition
du Trophée Lutay Kanza.  Revenant sur son passé de journaliste, elle a
tressé des lauriers aux lauréates qui en dépit des réalités sociales
et autres exigences du métier de journaliste,  ont tenu bon. Les
qualifiant d’héroines, elle les a exhortées à continuer de se battre
pour honorer la gent féminine.
Bien avant cela, Grace Ngyke, présidente de l’ACOPEFE, a dans son mot
de circonstance, rappelé que l’objectif de leur asbl est de créer des
modèles de leadership féminin dans la presse écrite, d’encourager
leurs collègues qui ont longtemps travaillé dans l’anonymat à sortir
de l’ombre et motiver les jeunes femmes journalistes à aimer le métier
et à exceller.
Le président de l’UNPC, Kasonga Tshilunde, a souligné que la
corporation était fière d’avoir en son sein une association dynamique
du genre de l’ACOPEFE. Félicitant les sociétaires de ladite asbl  pour
avoir initié une si belle aventure, il a promis de les accompagner.
Jean-Pierre Nkutu