Tripaix/Ngaliema : pas de liberté provisoire pour le bâtonnier Muyambo

0
43

Le Tribunal de Paix de Ngaliema après avoir examiné la requête introduite par le bâtonnier Jean-Claude Muyambo  sur sa mise en liberté provisoire, a rejeté cette demande au motif que sa fuite est à craindre. En détention depuis plusieurs mois à la Prison Centrale de Makala, le président du parti politique de l’opposition « SCODE », mécontent de cette décision, a interjeté appel par le biais de ses avocats-conseils. Ils ont estimé qu’il n’y a aucune raison pour qu’il puisse rester en détention. Son état de santé ne fait que se détériorer. Il lui faut une liberté pour lui permettre de se faire opérer du pied. En clair, ce dossier va être amené devant le juge supérieur du TGI/Gombe pour les départager sur cette question.

Rappel des faits

Il y a lieu de rappeler que le prévenu Jean-Claude Muyambo est poursuivi par le ministère public au motif qu’il aurait commis les infractions d’abus de confiance, menaces d’attentat et rétention des documents. Ses avocats soutiennent par contre que leur client est victime d’un montage parce qu’il n’y a aucune pièce pouvant établir sa culpabilité. Selon eux, le prévenu a une identité, une résidence bien connue, des activités un peu partout, des patrimoines dont la valeur dépasse largement ce qui lui est réclamé. D’après eux, c’est suite à la démission de Muyambo de la Majorité présidentielle et de son adhésion à l’Opposition en signe de protestation contre la modification de la Constitution qu’il subit ces traitements.

Le 20 janvier 2015, il fut enlevé de sa résidence de Ngaliema vers 4 heures du matin par des agents de sécurité sans mandat et conduit dans les différents bureaux de l’ANR où il sera informé qu’il allait être jugé en flagrance suite à sa participation aux manifestations du 19, 20 et 21 janvier 2015 à Kinshasa. Il sera ensuite amené au Parquet général de la République avant d’être transféré au Parquet général de Kinshasa/Gombe. Le 5 février, il avait demandé une liberté provisoire, en offrant le versement d’une caution, mais elle lui avait été refusée, sans raison valable, ont-ils ajouté.

La partie civile dans le présent procès, Emmanuel Alexandre, est un sujet grec. Celui-ci avait  laissé plusieurs immeubles à Lubumbashi, dans le Katanga, à  Mbujimayi, etc. Et il avait donné mandat au bâtonnier Muyambo de les vendre et de lui apporter l’argent. Ils s’étaient mis d’accord sur les prix. Mais depuis lors, le prévenu n’a jamais rendu compte de ces biens, alors qu’il les avait déjà vendus.aSelon ces praticiens du droit, l’affaire sous examen n’a rien avoir avec la politique. Il y a eu même tentative de règlement à l’amiable parce que la partie civile avait ouvert un compte comme convenu mais rien n’avait été libéré.

 Murka