Tripaix/Ngaliema : nouveau refus de liberté provisoire pour Onésime

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arton51634-b5d7dLa requête de mise en liberté provisoire introduite  au Tribunal de paix de Ngaliema en date du 17 juillet 2013, par Onésime Kabongo Ngindu, fondateur de l’église de réveil «Les combattants du Christ » a été rejetée. Pour cause! Le tribunal a estimé qu’il y a lieu d’instruire au fond du litige pour vider l’affaire une fois pour toutes. Il a en outre pensé qu’il sera mieux d’entrer au fond du problème parce qu’il y a des éléments de preuves qui sont versés dans le dossier par la partie civile Mukuna et consorts, confirmant les infractions mises à charge d’Onésime. C’est ainsi que pour tirer tout au clair, la sollicitation du prévenu Onésime est refusée. Cette demande a été qualifiée par le ministère public de manœuvre dilatoire pour  étouffer la vérité.

C’était au cours de l’audience foraine du mercredi 7 août 2013, dans la chambre II. Cette cause inscrite sous le RP 24.856 est remise au 12 août 2013 pour auditionner les témoins à charge des plaignants  Mukuna et consorts et poursuite de l’instruction.

Les infractions retenues à charge du prévenu Onésime Kabongo Ngindu par le ministère public porte sur les imputations dommageables, le défaut de la personnalité juridique et atteinte à la liberté des cultes.

En effet, l’évêque Pascal Mukuna et la prophétesse Rachel kafuti Mungabia se sont constitués parties civiles dans la présente cause parce qu’ils ont été victimes des troubles et menaces de mort commis par le prévenu Onésime et ses fidèles juste après son obtention de la liberté provisoire au CPRK, ont indiqué les avocats de Mukuna et consorts. Les mêmes ont rappelé que, le fondateur de l’église «Les combattants du Christ» était arrêté le 5 juin 2013 au CPRK par les inspecteurs chargé d’audit pour défaut de personnalité juridique. Et 5 après son arrestation il avait obtenu la liberté provisoire. Le même jour, il avait prêché dans son église alors que l’Etat le lui avait défendu. Après cette prédication, il s’était transporté avec quelques membres de son église à l’église ACK «  Assemblée Chrétienne de Kinshasa » pour semer des troubles en plein culte. Ils avaient aussi sérieusement tabassé la prophétesse Rachel Kafuti Mungabia et lancé des injures à Mukuna.                En réplique, les avocats du prévenu Onésime Kabongo Ngindu ont soulevé deux exceptions liées au défaut de qualité et d’intérêt dans le chef de la partie civile Mukuna et consorts. Selon eux, seul l’Etat est compétent pour attaquer en justice leur client. D’ailleurs, il a tous les documents qui prouvent sa personnalité juridique.  Et ces documents ont été signés par le ministre de la Justice et le Premier ministre. Les mêmes avocats ont estimé que la partie civile n’a pas été  préjudiciée. Pour ce motif, ils ont demandé au tribunal d’acquitter leur client soit lui accorder la liberté provisoire parce que l’infraction de défaut de personnalité juridique n’est pas établie en fait comme en droit, il y a absence d’indice de culpabilité dans son chef et son état de santé est précaire. Ses avocats ont fait savoir qu’Onésime Kabongo Ngindu n’a jamais prêché à cette date de sa sortie de prison. C’est son frère qui l’avait fait à sa place parce qu’il était malade. Il avait seulement pris le micro à la fin de la prédication pendant quelques minutes pour remercier tous ses fidèles pour le soutien qu’ils lui avaient apporté lorsqu’il était aux arrêts. Il a  été avec ses fidèles à l’ACK pour semer des troubles. « Si Mukuna estime que les adeptes d’Onésime avaient tabassé la prophétesse et détruit toute l’église il n’a qu’à le prouver et surtout que l’infraction est individuelle», ont martelé les mêmes conseils.

Murka  

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