Tripaix/Ngaliema : deux associés se battent pour non respect partenariat

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justice-balanceOeuvrant  tous dans le secteur de la construction et de la commercialisation des moellons, André Kalambote accuse son ancien collaborateur, Alexis Nseka, pour abus de confiance et lui réclame une créance de près de huit mille dollars américains. Le contrat de collaboration  était conclu en 2010.

Inscrite au pénal, l’affaire est passée au  tribunal de paix de Ngaliema, le lundi 14 juillet 2014.

Les deux parties ont soulevées des exceptions dans ladite cause depuis sa genèse jusqu’à présent, ce qui veut dire depuis son instruction par le ministère public jusqu’au tribunal de paix. 

Pour la partie citée, le prévenu Alexis Nseka a souligné qu’il est entré en contact avec le citant par le biais de certains de ses collaborateurs à l’instar de messieurs Simplice, Omer Kabongo et consorts.

Pour lui, c’est plutôt André Kalambote qui lui doit de l’argent. C’est pratiquement une somme de près de neuf cents quatre-vingt dollars américains et les frais de onze courses des moellons, cela du fait qu’une course représente pratiquement 20 à 40 tonnes des moellons. Alexis Nseka  a eu à effectuer les courses de dépôts des moellons à une entreprise chinoise œuvrant sur place et dans un chantier dans la commune de Mont Ngafula, où André Kalambote n’a jamais versé de l’argent. D’ailleurs, aux dires de l’intéressé,   la dette était de près de 1980 dollars. Comme le payement de la créance traînait, André Kalambote lui a remis une enveloppe de 1 000 dollars en lui signifiant que dès que le Chinois payerait  la dette, il récupérerait cet argent.

Pour terminer son exposé, Alexis Nseka a déclaré qu’il ne peut pas discuter avec le citant sur base des documents qu’il estime être des faux. Il a, en outre, signalé qu’à chaque dépôt de la marchandise dans un chantier, il obtenait un document signé par les membres ou encore les agents de ladite entreprise. Il a poursuivi en soulignant qu’André Kalambote détient les reçus originaux tandis que lui ne dispose que  des photocopies de ces documents.

Prenant la parole, lAndré Kalambote a balayé en bloc les accusations contre lui. Cependant, il a fait un récit des circonstances dans lesquelles il s’est rencontré avec Nseka. Il a fait savoir qu’Alexis Nseka l’a contacté pour obtenir  de quoi financer l’exécution des travaux d’extraction des moellons, opération communément appelée « tirs » dans le milieu.

 D’après son récit, il devait tirer profit  de tous les bénéfices que  devait  générer la vente desdites marchandises.

Et, le montant de 8 000 dollars représente l’ensemble des sommes qu’il donnait au cité pour le transport des marchandises sur les différents chantiers. Il a déclaré que la première somme versée pour cette activité était de 700 dollars. A ce sujet, il a brandi devant la composition un tableau récapitulatif reprenant les différents actes de versement d’argent, puisqu’il suspectait l’un de ses amis d’ être  au service du  cité.

Ce tableau a posé des sérieux problèmes. Car, pour l’avocat du cité, ce tableau doit être passé au peigne fin, puisqu’il a été élaboré par le citant. Quant au conseil du citant, il n’y a aucun élément nouveau dans ledit tableau, puisqu’il ne retrace que les différentes sommes versées. Pour lui, il fallait éventuellement plaider, étant donné que le magistrat du parquet avait ordonné une conciliation entre les parties.

Enfin, André Kalambote ayant versé dans le dossier de nouveaux éléments, le tribunal des céans a renvoyé l’affaire à la huitaine, soit au 21 juillet 2014.

Dorcas NSOMUE        

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