Tripaix/Ndjili : une vente par procuration pose problème

0
87

justice6Un jeune homme du nom de Mantesi Hughes, assisté par Me Kuzoma et Saidi Michel,  poursuit le  septuagénaire Mpoyi Robert pour escroquerie au Tribunal de Paix «Tripaix »  de Ndjili pour lui avoir vendu une parcelle litigieuse l’année passée à Mpasa 3, à Nsele, au prix de 5300 dollars.  L’incriminé précise avoir reçu en mars 2012  une procuration de son fils Okito Mpoy, installé à Bruxelles, pour effectuer cette transaction. Et que la dame qui a des prétentions sur ladite parcelle a été déboutée au niveau du Tribunal de Paix de Kinkole. Cette affaire  enregistrée au Tripaix  de Ndjili sous le RP 13443 a été instruite hier mardi 25 mars 2014.

On retiendra de l’exposé des faits de Me Kuzoma que  trois mois après  avoir finalisé la transaction immobilière avec le prévenu, une dame munie de quelques titres parcellaires  a fait comprendre à son client qu’elle était également propriétaire de ladite parcelle. Mis  au courant des faits, il est arrivé sur les lieux et a pris contact avec le conseil du prévenu pour décanter cette situation. Selon lui, le défendeur  a été coopératif au Parquet et va  adopter certainement la même attitude au  Tripaix de Ndjili.  Son  client a vu ladite procuration au Parquet, a-t-il noté.

  Parlant avec peine, Robert Mpoyi a affirmé que son fils arrivé alors en séjour en RDC  lui avait remis une procuration pour vendre sa parcelle sise avenue Maleko. Il soutient avoir expliqué clairement  à Mantesi Lemba qu’il a gagné le procès contre la dame.

 L’incriminé a avoué n’avoir pas montré la fameuse procuration à l’acheteur au moment de la vente.

Relayé par son avocat, ce dernier a déclaré aux juges avoir demandé à son collègue Kuzoma d’aller ensemble au Tripaix de Kinkole constater la véracité des propos de son client.  Et le jugement rendu en faveur de Mpoyi Robert lui a été remis, a-t-il indiqué.  Il a précisé que sur insistance de l’acheteur, le nom de son fils est repris comme vendeur et Robert Mpoy a apposé sa signature au bas de l’acte de vente, dans la mesure où le contrat de location de cette parcelle  a été établi au nom du « mikiliste ».

A la question de savoir si  en sa qualité de technicien, il était content de cette procédure,  il a dit que la vente est une obligation civile  entre parties et  lui s’est conformé à leur logique.

Il a fait savoir que l’autre partie a sollicité l’annulation de la vente  et a déjà perçu 2000 dollars sur les 5300 dollars versés.

 La partie citante a reconnu les faits et a précisé avoir amené ses témoins pour l’assister tout au long de la transaction et le conseil du prévenu  et d’autres personnes, entre autres les enfants de Robert Mpoy,  étaient là  pour le même exercice.

Me Kuzoma a affirmé que le remboursement de la somme perçue n’efface pas l’aspect pénal de la prévention. Ce qui gêne son client est que le prévenu lui a caché l’information au moment de la finalisation de la transaction immobilière.

 Pour être suffisamment  éclairé sur ce dossier, le tribunal a ordonné la comparution des témoins à la prochaine audience fixée à la huitaine et la plaidoirie interviendra le même jour.

Jean-Pierre Nkutu

LEAVE A REPLY

*