Tripaix/Ndjili : un petit-fils exhume une histoire vieille de 27 ans

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justice6Kamuata, un trentenaire,  a assigné TabaIsayo  au Tribunal de Paix de Ndjili  pour stellionat. Muté à Pointe Noire en 1987, le grand-père du jeune homme et sa famille sont rentrés au pays de leurs ancêtres en 2012 mais ont trouvé un inconnu dans leur  parcelle. Le jeune homme revendique aujourd’hui ladite parcelle et accuse l’incriminé de l’avoir vendu pendant l’absence de son grand-père. Le prévenu rejette tout en bloc  et  donne une autre version  des faits.

Enrôlé sous RP 13710, cette affaire a été instruite pour la seconde fois hier mercredi 23 juillet 2014.

            Revenant sur la genèse de ce dossier, le conseil de la partie citante a fait savoir que le grand-père et sa famille ne sont pas restés pendant longtemps à Masina. Ils n’avaient  laissé personne pour garder leur bien. De retour au pays, le mari de Katuladio a constaté que la toiture de sa maison avait été emportée et sa parcelle clôturée. Détail significatif : cette clôture était identique à celle de son voisin Kasisako. Avare des détails, ce dernier a simplement dit au mari de Katuladio que leur parcelle avait été vendue. Le voisin en question est déjà décédé.

 C’est ainsi qu’une  plainte contre inconnu a été déposée plus tard au Parquet suivie d’une descente au bureau du quartier Télévision pour permettre à la partie civile d’être éclairée sur ce dossier. L’on a ainsi appris que c’est TabaIsayo qui a conclu la vente avec un certain Mbongo, a-t-on appris au niveau du bureau  de quartier.

            Selon toujours cet avocat, l’acte  de vente de l’autre partie  avait été établi en 1989.   TabaIsayo  prétend que c’est Kasisako qui avait cédé la fameuse parcelle à son père.  Acculé, il a parlé d’un monsieur habitant  Bandal et censé  donner de plus amples détails sur cette histoire.

Un puzzle

            Appelé à réagir, le  prévenu a laissé entendre que lui et son épouse avaient  acheté un lopin de terre à Kinshasa dans les années 80  mais étaient sommés de vider les lieux  quelques heures  plus tard. Ils s’étaient alors  rendus immédiatement  chez le vendeur à Bandal qui  s’était empressé de les réinstaller dans sa seconde parcelle de l’avenue Bahumbu. Livret de logeur en mains,  ce vendeur avait régularisé la situation au bureau du quartier en sa présence. En les réinstallant, on  a déguerpi au même moment  la partie civile, a précisé le prévenu.  Il a été relayé par un de ses avocats qui a précisé que les titres parcellaires étaient gardés par le papa du prévenu. Ce dernier a voyagé et n’est plus en vie.  Il  a été difficile de récupérer ces documents.

            Aux préoccupations  du  juge président, Laurent Taunya, sur l’existence d’un acte de cession ou d’un autre papier similaire pour attester de la fiabilité  de    cette transaction, le conseil du prévenu a laissé entendre que le ministère public et les parties s’étaient déjà  transporté au bureau du quartier. Et là, on a trouvé le nom de Mbongo dans le registre et non celui de Kasisako.

            Pour permettre au tribunal de se faire une idée claire  sur ce dossier, le juge président a ordonné la comparution du  responsable du quartier Télévision à la prochaine audience.  La plaidoirie interviendra ce même  6 août 2014.

Jean- Pierre Nkutu

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