Tripaix/Ndjili : un mécanicien traîné en justice pour non respect des engagements

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Le mécanicien  Patrick Luhohu  est assigné en justice   pour escroquerie et  abus de confiance.  Rose Tumba l’accuse    d’avoir signé des actes de reconnaissance de dette en 2012   en lieu et place du responsable légal, John Basua, et de n’avoir  pas honoré ses promesses. Ce dossier est enrôlé au Tribunal de Paix de Ndjili sous RP 12020.  L’époux   de Tumba , du renseignant Basua et le cité ont été entendus hier mercredi 30 juillet 2013.

            L’affaire  tourne autour de 100 fûts de gas-oil de Tumba que la société de transport de  Basua  dénommée Station Number One devait acheminer de Kinshasa jusqu’à Mbuji Mayi en novembre 2011.   Moyennant un arrangement entre transporteurs, un autre véhicule avait amené le gas-oil de Kin jusqu’à  Kikwit.  En raison des pannes qu’elle  avait connues, la Mercedes de Basua n’était pas arrivée à Mbuji-Mayi.

 Basua a déclaré qu’il se trouvait à Kikwit au moment de la conclusion du marché.  C’est le commissionnaire Tshimuanga qui avait orienté la dame vers Luhohu.

Prix de la course : 160 dollars par fût.  Tumba devrait verser un acompte de 8000 dollars à son mécanicien. Le renseignant a précisé avoir obtenu 1800 dollars.  Ayant connu de sérieux problèmes, la  Mercedes s’était arrêtée au niveau du pont Loange. Il était obligé de décharger une partie de la cargaison là et une autre du côté du pont Inga, a-t-il affirmé. Finalement, un autre véhicule s’était chargé d’assurer l’acheminement du mazout en question  jusqu’à la  destination finale.

Des habitudes du «métier »

 Luhohu n’a pas expliqué clairement aux juges et à l’organe de la loi   pourquoi il s’était prévalu du titre de commerçant gérant de Station Number One devant l’officier du ministère public. Ou encore pourquoi il a signé  des actes de reconnaissance de dette en lieu et place de Basua. Son avocat a fait observer au tribunal que ce sont des usages à la mode dans leur corporation,  dans la mesure où c’est son client qui avait conclu le marché. Et que son client n’avait aucun intérêt à faire fuir Tshimuanga

Il a fait comprendre aux juges que sur les 16000 dollars convenus, Tumba avait versé 11200 dollars par tranches à Tshimuanga. Mais déduction faite des dépenses engagées  (3300 dollars pour le carburant, commission etc),  et  Luhohu avait reçu 1800 dollars transmis à Basua.

Le tribunal a voulu savoir pourquoi Luhohu avait signé une première décharge de 4575 dollars  en janvier 2012 et celle de 5400 dollars le mois suivant.

Complément d’informations

            Le mari  de Tumba a dit avoir pressenti que son épouse avait fait fausse route. Une société de transport digne de son nom devrait disposer d’un charroi automobile conséquent. Or, Basua utilisait d’un véhicule amorti. Il a déclaré avoir eu affaire à des gens peu recommandables. La preuve est que le père du prévenu était intervenu dans ce dossier pour  leur faire croire que son fils était crédible.  En définitive,  66 futs seulement avaient été récupérés, a-t-il indiqué.

            Reprenant la parole, Basua a précisé qu’il voulait payer 4575 dollars à la dame pour n’avoir pas honoré correctement le contrat. Mais son véhicule était bloqué quelque part et son mécanicien poursuivi par la justice.

            La suite de l’instruction  et éventuellement la plaidoirie interviendront le mardi 6 août 2013.

Jean- Pierre Nkutu 

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