Tripaix/Ndjili : un homme accuse sa femme d’abus de confiance et fausse identité

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justice-balanceUn  procès, vieux de plusieurs années, oppose Nzau Ngoma à son épouse Mireille Ndombe. Le mari aujourd’hui installé en Afrique de l’Est poursuit Ndombe d’abus de confiance et de faux et usage de faux  au Tribunal de Paix « Tripaix »  de Ndjili.

Selon  l’accusation, Ndombe à qui elle avait remis une somme d’argent pour l’achat d’une parcelle à Kinshasa  en 2009 , n’aurait pas joué franc jeu et porterait parfois le nom de Ngalula Mireille.

La défenderesse nie les faits et précise que des raisons indépendantes de sa volonté l’avait poussée à porter le nom de Ngalula et que l’époux lui avait emboîté le pas. Ce dossier est enrôlé au Tripaix sous le numéro RP 13113.

Il  y a eu un jugement avant dire droit  qui a occasionné la réouverture des débats, a dit d’emblée hier lundi 24 mars 2014  le juge président Laurent Taunya.

Entre temps, le conseil du citant est revenu sur l’attestation médicale lui  transmise  par son client  pour justifier son absence à l’audience d’hier lundi 24 mars 2014.

Il est revenu  ensuite sur les exceptions soulevées par son contradicteur et relatives à l’obscurité du libellé,  au  défaut de qualité  et la  prescription des infractions retenues à charge de Ndombe. Pour cet avocat, ces exceptions ne sont pas fondées.

Le nom de Ngalula  Mireille  est apparu  dans une correspondance adressée au tribunal,  a-t-il fait observer.

Comment une personne qui se présente sous une fausse identité peut parler de défaut de qualité ? s’est-il écrié.

Le  conseil de la prévenue s’est insurgé contre le comportement de son contradicteur qui selon lui,  s’est permis de faire photocopier ses notes de plaidoirie. Il a récusé l’attestation brandie par le conseil de la demanderesse  ajoutant ne pas comprendre pourquoi l’accusation refuse de se présenter au tribunal. A l’en croire, la partie citante allègue depuis janvier 2014 qu’elle est toujours malade.

Il a ajouté que le couple s’était retrouvé à une certaine époque en Malaysie et a eu de sérieux problèmes là bas. Ils sont arrivés ensuite en Thailande. La dame avait été obligée d’adopter le nom de Ngalula et le mari qui se nommait Fataki devait s’appeler Nzau.  Selon toujours cet avocat, la présence du mari à la cour est nécessaire  car ce dernier va éclairer le tribunal sur certains points.

Mireille Ndombe a déclaré être en contact avec les amis de son mari et non avec l’intéressé. Elle a ajouté avoir connu son mari en dehors du pays et que ce dernier est bien portant. Elle a dit ne pas s’expliquer pourquoi son mari a attendu deux ans pour l’attraire en justice.

Reprenant la parole, le conseil de la partie citante a demandé au tribunal de joindre ces exceptions au fond et de poursuivre l’instruction de cette affaire. Et que son client est réellement malade.

Le ministère public a maintenu son avis qui est celui de la comparution personnelle de la partie citante.  Le juge président va se prononcer dans quelques jours sur les exceptions évoquées ci-haut.

Jean-Pierre Nkutu 

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