Tripaix/Ndjili : scènes de violences entre voisins, un mystérieux mal et une action judiciaire

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Nsimba Bonda poursuit les jumeaux Nsimba et Nzuzi pour coups et blessures volontaires. La partie civile aurait également été traitée de sorcière par les prévenus. Tout a commencé par une bagarre au sein d’un couple. Ayant durement tancé un  des badauds, enfant de la partie civile, qui aurait  pris goût à cette scène de violence, Nsimba, le principal prévenu, se serait  attiré le courroux de Nsimba Bonda. Cette dernière aurait menacé verbalement le jeune homme qui, curieusement, a été atteint quelques temps après d’un mal mystérieux au niveau des côtes.

Furieux, Nsimba aurait administré un coup de poing à l’autre au niveau de l’œil droit. Son frère se serait saisi d’un tabouret pour le balancer en direction de la dame. Des gens se sont interposés pour l’empêcher de faire ce geste. Ce dossier est enrôlé au Tribunal de paix de Ndjili sous  RP 14547. L’audience d’hier lundi 14 septembre 2015 a été dominée par l’audition des témoins.

La partie civile a fait savoir que c’est Nsimba qui l’a frappée, en présence de sa tante Diasadidi. Car le principal prévenu la soupçonne de lui avoir jeté un mauvais sort. Massamba, l’ami du prévenu était sur les lieux.

Tout au long de l’audience, Luzolo Hugo, Jacqueline Diasadidi, José Kanza, le pasteur Lunungu,  Céline Lutatiku… cités comme témoins ou renseignants ont tenté d’expliquer comment les choses se sont passées le 26 février 2015 et les jours suivants. Ceux-ci habitent les avenues Nsona Nkenge et Bendele, dans la commune de Kimbanseke.

            Diasadidi a affirmé dans un premier temps être voisine de la partie civile, avant de soutenir par la suite habiter Mont-Ngafula et n’avoir pas vécu les incidents.

            Le pasteur Lunungu a pour sa part indiqué que tout s’était passé entre 6 et 7 heures du matin. Lui et Nsimba Bonda faisaient route ensemble  ce jour là quand il a entendu un jeune homme proférer des menaces à l’endroit de la dame.

            Il a soutenu avoir été surpris de le voir donner un coup de poing à l’œil droit de Nsimba Bonda. Lunungu a ajouté s’être présenté dans la parcelle des prévenus pour calmer Nsimba.

            Nzembele Rémy n’a pas été autorisé à témoigner, dans la mesure où il n’était pas présent sur le lieu des incidents.

José Kanza, fils de la plaignante, a commencé par expliquer que dans la foulée des incidents du 26 février 2015, les deux prévenus, avec lesquels il est en bons termes, l’ont interpellé et l’un d’eux l’avait giflé au niveau du visage. De leur côté, les avocats des prévenus ont affirmé avoir relevé des contradictions dans les dépositions des témoins et de la partie civile. Tantôt on allègue que c’est au même endroit que les prévenus ont proféré des injures à Nsimba Bonda et administré le coup de poing, tantôt, il est fait état d’un autre jour. Les plaidoiries auront lieu le 28 septembre 2015.

Jean- Pierre Nkutu