Tripaix/Ndjili : polémique sur la parcelle de l’avenue Kinsuka à Ngaliema

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Charlotte Misenga, aujourd’hui domiciliée à Lemba et première propriétaire de la parcelle située sur  Kinsuka, numéro 12, commune de Ngaliema, est   au cœur du conflit parcellaire qui oppose Bernard Ntendi à Kasumbisa et consorts.  Le citant  a assigné  Kasumbisa et consorts au Tripaix de Ndjili pour faux et usage de faux. Le cité allègue avoir acheté la parcelle querellée en 1992. La partie demanderesse  dit l’avoir acquis lui aussi  auprès de  Misenga en août 2006. On est encore à l’étape de l’instruction. L’audience d’hier mercredi 23 mai 2012 était axée sur l’audition des renseignants et témoins. Qui ont pour noms :   Bobo (neveu de Misengan, le courtier  Botuli, Marcel Mukendi et Ntumba Mupela.
 
« Les avocats ne doivent pas engager les discussions  avec le tribunal qui oriente les débats », ne cessait de dire le juge à l’endroit du conseil du citant.
Pour sa part, le  conseil du cité a obtenu du tribunal que le courtier Botuli , maillon de la chaîne ayant conclu la transaction entre Misenga et Ntendi, soit entendu comme renseignant.
Tremblant  quelque peu au début de sa déposition, Mukendi s’est calmé par la suite.  Misenga venait à Kinsuka régulièrement et lui –même    habite au numéro 7 de l’avenue Kinsuka depuis 1987.  Elle  n’a jamais habité Ngaliema. Néanmoins, il y avait des locataires ( Kitenge, Lokoso)  et  un certain Claude à Kinsuka12. 
De son côté, Ntumba a dit avoir eu comme bailleresse Misenga. Cette  dernière lui a expliqué quelques années plus tard  avoir vendu sa parcelle auprès de Ntendi.  A qui elle verse  mensuellement  30 dollars américains de loyer.
Le courtier Botuli a précisé avoir eu vent de la vente de la parcelle querellée de la bouche de Bobo. Qui l’a amené auprès de Misenga. A l’époque, elle habitait à Bandal. Et Bobo, lui était domicilié sur Kinsuka 12.
Bobo a dit avoir vu le cité au tribunal. Sa  tante a acquis la fameuse parcelle en 1971 et  a immédiatement acheté des moellons pour faire des travaux . Il a précisé avoir quitté la parcelle de sa tante  en 1989.  
« Deux de trois enfants de sa tante sont décédés. Eric Mutombo vit aujourd’hui avec sa mère Misenga », a-t-il déclaré.
 
Un puzzle
 
Se voulant convaincant, le cité à fait observer au tribunal avoir quitté la capitale peu après avoir négocié la vente avec Misenga. Ajoutant plus loin qu’il s’était installé à Tshikapa. Son épouse aujourd’hui, décédée a été chargée de suivre ce dossier. A l’en croire, une fois la vente conclue, son interlocutrice ne lui a pas donné l’opportunité  de jouir de son bien. 
« A l’époque, elle avait sollicité une rallonge pour faire déguerpir les autres membres de sa famille qui vivaient là bas », a-t-il souligné. Il a même indiqué avoir acheté des moellons pour faire des travaux sur Kinsuka 12.
Le juge s’est étonné que le cité n’ait pas exercé assez de pression sur Misenga après la conclusion du marché. Ou encore sur les incohérences décelées dans les propos de Kasumbisa qui s’est contredit. ( La greffière a lu les propos débités par le cité l’autre fois)
Ayant exhibé les titres parcellaires en leur possession ( acte de vente, certificat d’enregistrement), le conseil de Kasumbisa  a laissé planer le doute sur les pièces de leur contradicteur. Lequel possède deux actes de vente. Il a ajouté que la propriétaire original fréquentait des galonnés de l’armée.  Comme son client craignait d’être écroué, il s’en est remis au chef de quartier du coin pour ne pas connaître des désagréments.
Le conseil du cité a fait observer au juge que les deux parties s’en remettent à Misenga. Sa présence est nécessaire au tribunal  pour faire éclater la vérité. Il a dit ne pas comprendre pourquoi l’autre partie possède deux actes de vente.
Très en verve, Ntendi a apporté des précisions suivantes :  Pour des raisons administratives, il s’est fait délivrer  un second acte de vente dans lequel les frais de la transaction ont été minorés Dans ce document, on parle de 13000 dollars . Il a déploré la mauvaise foi de la partie defenderesse qui est « insaisissable ». Quand on cherche à l’atteindre, il prétend alors rester à Tshikapa. Ou encore sur l’avenue Ntadi à Ngaliema. Lui est serein et a horreur de débiter des mensonges.
« Le fait de se faire délivrer un acte de vente simulé n’est pas mauvais en soi. Cela peut parfois se justifier », a-t-il souligné. 
L’affaire a été renvoyée au mercredi 6 juin 2012 .  Eric Mutombo, Botuli, Bobo seront aussi présents à cette prochaine audience.  Comme la pièce maîtresse de cette histoire, ne peut pas  effectuer de longues distances, le tribunal pourrait même se déporter au domicile de Misenga.
                                        
Massala

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