Tripaix/Ndjili : polémique autour d’une parcelle de l’avenue Potopoto

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Zemanta Related Posts Thumbnail            Kikwakwa et Biamuluanu, qui pendant plusieurs années, ont vécu ensemble,  ont  fini par se  brouiller.  Propriétaires d’une parcelle sur l’avenue Dispensaire, à Kimbanseke, l’homme et la dame  ont réussi, grâce à leurs économies, à se procurer une seconde parcelle sur l’avenue Potopoto 132, quartier Nsanga, Kimbanseke. Mécontente de voir l’homme  lui renier sa qualité de co-propriétaire en ce qui concerne le second bien foncier, Biamuluanu a assigné Kikwakwa au Tribunal de Paix de Ndjili pour faux en écriture et usage de faux. Ce dossier est enrôlé au Tribunal de Paix de Ndjili sous RP 12687.

            Avec le changement de la composition du tribunal, le nouveau juge a ordonné à l’audience de mercredi 17 juillet 2013 la réouverture des débats.

Revenant sur la genèse de cette affaire, l’avocat de la dame a dit que   les  deux protagonistes   prestent  à la DGI.    En 2005, ils s’étaient entendus pour que l’homme soit le premier co propriétaire de leur première  parcelle. En 2007 , ils se sont convenus de faire l’inverse. En 2010, l’homme  avait prétendu être l’unique propriétaire de ladite  parcelle en se faisant  délivrer d’autres titres parcellaires, à savoir, l’attestation de propriété, la fiche parcellaire et même un autre acte de vente. Le  cité a prétendu avoir égaré le premier acte de vente lui délivré par les propriétaires de la fameuse parcelle.

            Le bourgmestre s’était prononcé pour l’annulation des titres détenus par le cité, a-t-il signalé.

            Quant aux  préventions mises à charge de l’autre partie, il a fait savoir qu’il y a altération de la vérité. L’homme est en réalité  le premier remplaçant de ladite parcelle et s’est fait établir un  nouvel acte de vente. Il a été contredit par la vendeuse qui a soutenu n’avoir jamais remis la copie de l’acte de vente à la partie citée.

Un puzzle

            Kikwakwa a soutenu avoir égaré l’acte de vente lui délivré en août 2007, trois ans plus tard.  Il a affirmé avoir remis dans un premier temps 6500 dollars sur les 7500 dollars exigés par Marie Malay et sa famille. En réalité, c’est sa jeune sœur Selipa qui gardait la copie de l’acte de vente. C’est cette dame qui, sur instruction de sa sœur aînée, lui a remis la copie de l’acte de vente quand il a perdu ses documents parcellaires, précisant n’avoir pas été en mesure de se les faire établir peu après la transaction immobilière.

            Il a ajouté que la partie citante a l’obligation de brandir la preuve d’avoir contribué  à l’achat de la parcelle de Potopoto. Il a déclaré avoir utilisé l’argent lui remis par sa famille pour se procurer ce bien. «Les témoins appelés à la barre n’ont jamais contesté mon acte de vente», a-t-il révélé.

            La dame a affirmé  qu’à l’époque, elle faisait des économies avec ses primes de fonction et l’homme faisait  de même avec son salaire mensuel.

Les juges assesseurs ont  posé plusieurs  questions aux deux protagonistes pour être suffisamment éclairés sur ce dossier.

            En définitive,  le juge-président  a obtenu des parties une nouvelle comparution des personnes impliquées dans ce dossier le 23 juillet 2013 et éventuellement  la plaidoirie.

Jean- Pierre Nkutu

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