Tripaix/Ndjili : la escroquerie sur la vente d’une parcelle découverte sept ans après

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Un conflit foncier oppose Daniel Oyema à son oncle paternel Etanakambo Lotese. Ce dossier est enrôlé au Tribunal de Paix de N’Djili sous RP 11471. 
Faux et usage de faux est la prévention retenue à charge d’Etanakambo.  Le neveu et l’oncle paternel se disputent la parcelle sise avenue Shaba, numéro 12,  Masina.  Le 6 décembre 2004,   Oyema encore adolescent, est surpris de voir que son oncle paternel n’est pas en mesure de lui restituer ses 1000 dollars.
 Néanmoins, il va débourser 2800 dollars américains sur les 3400 exigés pour l’acquisition de la parcelle citée ci-haut.  Accompagné d’Etanakambo sur le lieu de la transaction,  Il rentre quelques minutes plus tard à son ligablo, Laissant son oncle conclure le marché.  Sept ans plus tard, il assigne ce dernier  en justice pour s’être approprié par ruse sa parcelle.  L’audience d’hier lundi 25 juin 2012 était consacrée à l’audition des témoins.
Pendant quatre heures, les renseignants Djongo Kele, Akoka Koto, Etume Sako (propriétaire originel de la parcelle querellée)  Ngowa et  les  protagonistes ont répondu aux questions du juge et des avocats. 
Pour le courtier Ngowa, Oyema avait sollicité leur concours pour l’acquisition d’une parcelle à Masina. .  Et comme il avait de sérieux problèmes de vue, il n’avait pas fait attention à la supercherie orchestrée par la partie citée en ce qui concerne la rédaction de l’acte de vente.
 
« Je suis parenté à Etanakambo. Ce dernier avait déclaré qu’il sollicitait mon concours pour la vérification des documents  au bureau du quartier Lubamba, pour le compte de son fils Oyema. Ayant cru que ce dernier  et Etanakambo portent le même nom, il lui était difficile de vérifier l’acte de vente.  A l’époque, il ne connaissait pas Oyema. Moi et Etanakambo avons eu nos commissions», a souligné Djongo Kele.
Akoka Koto a précisé avoir été absente lors du versement du premier acompte. Elle  avait vu Oyema en date du 5 janvier 2005 s’amener avec un monsieur et verser le second acompte, ajoutant qu’à l’époque, Etume Sako se trouvait à Lodja.
  Etume Sako a reconnu avoir demandé à ses proches de conclure le marché en son nom. De retour dans la capitale, il s’était empressé d’aller voir Oyema. Ce jour là,  Etena kambo lui  avait même  dit explicitement que Daniel était l’acheteur de ladite parcelle.
 
  Incohérences
 
Le prévenu a laissé entendre qu’il était  enseignant, commerçant et préfet d’une école.  Il  avait conclu la transaction avec Akoka Koto. Jadis, il avait acquis trois parcelles. A une certaine période, plusieurs autres membres de sa famille élargie étaient venus vivre chez lui. Il était  été obligé d’aller louer non loin de chez lui. Il avait même offert une parcelle à son neveu à Kingabwa. 
Et quand il se faisaitt établir des titres parcellaires, il avait désigné Oyema comme son futur remplaçant dans cette parcelle de l’avenue Shaba. Il avait agi de cette manière parce qu’en ce temps là, ses propres enfants étaient encore mineurs.  Quant à l’erreur commise sur la  date de naissance d’Oyema (qui n’est pas né en 1998), il a dit l’avoir fait de manière involontaire. 
Brisée par l’émotion, le plaignant a révélé avoir  débarqué à Kin encore adolescent Il  avait logiquement  placé toute sa confiance en Etenakambo, et ne pouvait pas entreprendre quelque chose sans l’aviser.
 
 Le cité était le premier de tous les membres de leur famille élargie à avoir mis les pieds à Kinshasa.  Ses affaires, titres scolaires… étaient gardés  chez le cité.  L’année passée, il avait chassé son frère aîné de la parcelle. «Estomaqué, j’en ai profité pour lui demander de me montrer les titres de propriété de la parcelle de l’avenue Shaba. C’est ainsi que j’ai découvert sa perfidie», a-t-il indiqué. 
«Un jour, mon oncle paternel  a eu le culot de dire à son fils de venir récupérer la pendule qu’il m’a offerte lors de mon mariage. Un tel monsieur peut-il me faire cadeau d’une parcelle ?» s’est- il écrié.
Et de préciser qu’en dépit de la trahison qu’il vient de subir, il considérera le cité comme toujours son père.
En raison des dénégations des renseignants qui pour la plupart niaient avoir apposé leurs  griffes sur les pièces détenues par la partie défenderesse, le juge leur a demandé de poser leurs spécimens sur des feuilles de papier étalés devant lui. L’instruction enfin  terminée, la  plaidoirie interviendra le 13 juillet 2012.   
 
Jean- Pierre Nkutu 

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