Tripaix/Ndjili : ils « ignorent » leurs âges et contestent une vente vieille de 16 ans

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Des héritiers de feu Page, Lucie Mopode et Moge  sont attraits en justice au Tribunal de Paix de Ndjili pour avoir diffamé le plaignant Edjadje  qui avait acheté une parcelle de  Page (décédé en 1996) sise rue Kigoma en 2001. Le côté  cocasse et  pathétique de cette affaire
est que les prévenus disent ignorer leurs dates de naissance, contestant également la fiabilité de ladite vente.

Auditionné hier mercredi 21 juin 2017 en qualité d’ancien membre du bureau de la succession à l’Hôtel de ville, Richard Miteo a précisé avoir contribué à la rédaction du PV de conseil de famille censé aboutir  à la liquidation des biens laissés par le défunt. Il ressort
de la lecture dudit PV par Miteo  que le défunt avait laissé des parcelles sises sur les avenues Kigoma (commune de Kinshasa), Kitobola ( Ndjili) et à Limete.

Et qu’héritiers, membres de la famille…. s’étaient convenus ceci : la
parcelle de Limete  reviendrait aux enfants nés du second lit, celle
de Ndjili à Moge, Mopode…. ,la parcelle de Kigoma serait liquidée et
le fruit de la vente réparti à tous les six héritiers.
Miteo a affirmé que les deux prévenus avaient apposé leurs signatures
sur le PV sus évoqué.  Et que la signature de Mopode est  visible dans
le PV d’audition établi à l’Hôtel de ville.

Avez-vous reçu mandat pour traiter ce dossier ?

Quand des gens ne sont pas instruits, l’Hôtel de ville peut déléguer
ses agents pour prêter main forte aux personnes qui en ont besoin, a
soutenu Miteo.
Les questions de Me Ikomo, conseil du plaignant aux prévenus ont
porté sur la réponse de Mopode à l’Hôtel de ville sur le nombre exact
des héritiers, ou encore s’ils reconnaissaient avoir diffamé
Edjadje…..
Complété par un de leurs avocats, les prévenus ont admis avoir
contribué à la rédaction de l’exploit d’instance sans insérer des
propos injurieux. Ce juriste a précisé que cette affaire devrait
passer à la chambre 3 mais a été examinée à la chambre une et leurs
clients ont été condamnés par défaut. C’est ainsi qu’ils ont interjeté
appel.
Le conseil des prévenus a relevé le fait que la réunion prise au terme
de la transaction immobilière date de 2002 et l’acte de vente est de
2001.
Comme, il est fait état  de 300000 francs et des retraits d’argent de
Mopode en dollars, les juges ont voulu avoir des précisions sur le
montant exact de ladite vente. N’ayant pas  l’acte de vente original,
le plaignant a  dans sa réponse parlé de 12000 dollars et justifié les
300000 francs  comme montant minoré à déclarer auprès des services
étatiques.
Les prévenus ont affirmé qu’à la mort de leur père, ils n’avaient pas
retrouvé leurs titres scolaires et  actes de l’état civil. On avait
attribué à lui Moge comme date de naissance l’an 1983 et sa sœur 1981.
Il a ajouté que la séance de photo avait été planifiée et qu’à
l’époque, il était un peu analphabète.
La plaidoirie interviendra à la huitaine.

JPN