Tripaix/Ndjili : feuilleton Shabani- Mavungu : un premier round

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justice6Programmée pour la journée d’hier mercredi 9 juillet 2014 au Tribunal de Paix de Ndjili, la première audience du procès qui oppose l’actuel secrétaire général de l’Udps, Bruno Mavungu,  à son devancier, a attiré un monde fou.

            Sympathisants de l’Udps, habitués des procès et autres curieux n’ont pas voulu rater cette première audience. Ne pouvant pas  tous accéder dans  la salle, certains combattants se trouvant  dehors et placés juste derrière la chaise sur laquelle était assis le juge président, ne cessaient de commenter  à  leur manière cette affaire.   Laurent Taunya  a momentanément suspendu les « hostilités » et  demandé à ces «udépésiens»  de reculer de quelques centimètres.

 Serein et  assisté par près d’une dizaine d’avocats, Jacquemin Shabani était entré dans la salle d’audience peu avant l’ouverture des débats. Bruno Mavungu, considéré comme prévenu dans cette affaire et  absent, a délégué quasiment le même nombre d’hommes en toges pour le défendre. Cette affaire enregistrée sous RP 13740  est la suite du dossier de la vente des cartes de l’Udpsqui , on le sait, avait fait couler beaucoup d’encre en 2011 et 2012.  «Imputations dommageables est l’infraction retenue contre Mavungu par Jacquemin Shabani.

            A l’appel de la cause, l’un des membres du conseil  de Mavungu a soulevé quelques préoccupations. S’étant fait livrer une procuration spéciale pour défendre un des leurs, a-t-il indiqué, lui et d’autres membres du collectif ont été pris à pied levé et sollicitent  une courte remise pour mieux s’imprégner des contours de ce dossier. Par ailleurs, ils proviennent de plusieurs cabinets et ont  été consultés la veille de l’audience.  S’il en est ainsi, le combat sera loyal.  Ses  confrères l’ont relayé en  faisant  remarquer  qu’ils doivent également solliciter  au préalable l’avis du Bâtonnier pour défendre leur client et avocat comme eux.

            Le collectif des avocats de Shabani ont relevé la citation à prévenu a été signifiée à MavunguPuati le 21 juin 2014, d’où il est malhonnête de solliciter une remise au début de ce  mois de juillet. Leur  client est juriste de formation et si  le prévenu l’est aussi, leurs contradicteurs auraient pu solliciter l’avis du  bâtonnier avant de comparaître à cette première audience,  tout en leur réservant une copie de ladite  lettre. N’ayant pas agi de cette manière, eux qui allèguent être respectueux des règles déontologiques, ont choisi pourtant  le sens inverse, ont-ils indiqué. Et d’ajouter que si les avocats de l’autre partie s’entêtent à compliquer les choses, ils vont porter leur  incorrection au   Conseil de l’Ordre des avocats.

            Beaux joueurs, ont-ils fait observer,  ils acceptent d’en découdre avec l’autre partie et promettent par la même occasion de ne pas saisir le Conseil de l’Ordre. En outre,  leurs contradicteurs n’ont pas prouvé la qualité d’avocat de leur client.

            Appelé à donner son avis, l’organe de la loi a laissé entendre que les avocats de Mavungu n’ont pas été consultés au même moment et pour ce problème de confraternité soulevé par les avocats du prévenu, ces juristes ont comparu avant de saisir le bâtonnier. Il a en conclusion demandé au tribunal d’ordonner l’instruction de cette affaire.

            Ayant repris la parole, les avocats de Mavungu ont fait observer que la «  consultation tardive » est tributaire du problème des revenus de leur client.

            Intervenant  le dernier,   le président du Tripaix de Ndjili, Laurent Taunya, a déclaré ne pas vouloir se mêler du problème des règles déontologiques. Et dans le souci de garantir les droits de la défense, il a souscrit à la demande des avocats de Mavungu en leur accordant une remise à la huitaine.

Jean- Pierre Nkutu

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