Tripaix/Matete : une dame remet en cause le stellionat mis à sa charge

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Zemanta Related Posts ThumbnailMère de deux enfants, Oyankoyi  Okako conteste l’infraction de stellionat mise à charge. Traduite en justice par Omonyo  Okongo  Boniface sous le RP 28628, elle a évoqué le défaut de qualité, défaut d’intérêt ainsi que le manque d’objet dans le chef de l’action initiée contre elle. C’est ce qui ressort de l’audience publique qui s’est tenue hier 13 juillet 2013 devant le tribunal de paix de Matete. Selon les conseils de Mme Oyankoyi Okako, cette dame est propriétaire d’une parcelle située au niveau de la 17ème rue, dans la commune de Limete. Suite à certaines difficultés, elle a morcelé sa parcelle. C’est ainsi qu’elle est entrée en contact avec Omonyo. Ce dernier a versé un acompte de 1000 dollars américains pour une portion de terre fixée à 1500 dollars américains. Revenu après quelques années pour apurer son solde, Omonyo s’est mis à envier une autre portion plus grande que la sienne, dont le prix était fixé à 2500 dollars américains et qui était déjà mise en valeur par un autre preneur. Raison pour laquelle il a saisi le commissariat de Limete afin qu’on lui restitue ses 1000 dollars américains versés à titre d’acompte pour la portion choisie. De commun accord, un acompte de 500 dollars américains lui a été versé. Curieusement, il a saisi le tribunal pour dénoncer la vente d’une portion de terre qu’il a renoncée d’acheter. Et pourtant, l’on ne peut parler de stellionat que lorsqu’on vend un bien appartenant à autrui.

Poursuivant ses déclarations, Mme Oyankoyi a soutenu que la citation directe dirigée contre elle est non seulement téméraire mais vexatoire. Elle est rédigée par malice car Omonyo a déjà renoncé à l’acquision de la portion de terre. Estimant que la défenderesse Oyankoyi  est allée vite en besogne, Boniface Omonyo a soutenu que conformément à l’acte de vente qu’il détient, la portion de terre vendue par Oyankoyi lui revient de plein droit. Cette dernière n’a jamais remboursé la totalité de la somme qui lui était versée. Alors qu’ils s’étaient convenues des modalités de remboursement de la somme de 1000 dollars américains versée, cette dame ainsi que sa sœur qui l’assistait se sont volatilisées dans la nature. Voilà qui justifie l’infraction de stellionat mis à sa charge.

Yves Kadima

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