Tripaix/Matete : un prévenu enfoncé par un témoin à décharge

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Zemanta Related Posts ThumbnailPrésente devant le tribunal de paix de Matete le mardi 27 août 2013 en qualité de renseignante, non comme témoin tel que demandé, Thérèse Kihungu a contesté le divorce intervenu entre sa sœur et Mabika. Invitée sur demande de son beau-frère afin de confirmer les affirmations de ce dernier qu’elle était témoin le jour du divorce survenu entre lui et sa sœur, Thérèse a soutenu qu’il n’est pas normal qu’elle soit citée comme témoin dans une affaire de divorce alors que les personnes ayant touché à la dot étaient encore vivantes entre 1965 et 1967. D’après la renseignante, quelques jours après l’accession de la RDC à son indépendance, le prévenu avait bénéficié d’une bourse pour l’Europe. Là, il devait poursuivre ses études de médecine. C’est alors qu’il avait laissé son épouse à Kikwit, dans la province de Bandundu.

De retour en RDC et plus particulièrement à Kinshasa, Mabika n’avait pas fait appel à son épouse afin de poursuivre leur vie conjugale. Informée de la présence de son mari à Kinshasa, l’épouse avait quitté la ville de Kikwit pour Kinshasa. C’est ainsi que Mabika lui avait demandé de retourner là où elle résidait lorsqu’il se trouvait en Europe et d’attendre son autorisation pour regagner Kinshasa. Décision exécutée par l’épouse. Frappée par une maladie nécessitant une intervention chirurgicale, l’épouse de Mabika a de nouveau regagné Kinshasa pour une hospitalisation à l’hôpital général de Kinshasa. Non satisfaite dans les soins reçus au niveau de l’hôpital général de référence de Kinshasa, la dame était partie pour les Etats Unis d’Amérique. Mais, pour le prévenu Mabika, accusé de faux et usage de faux, et qui a sollicité la comparution de ce témoin devenu renseignante vu ses relations familiales,  il n’avait jamais réside à Kikwit avec sa femme. Après sa formation en médecine, il n’a pas trouvé son épouse sous le toit conjugal. Se lançant à sa recherche, il s’est rendu chez Mme. Thérèse où il a appris que son épouse avait eu un enfant pendant son absence. C’est ainsi qu’il s’est décidé de procéder au divorce. Et, comme le mariage n’était que coutumier, il avait procédé à la cérémonie coutumière de divorce qui consiste à se laver les mains. Eclairé, après les déclarations des parties, le tribunal a renvoyé l’affaire pour plaidoirie.            Yves Kadima 

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