Tripaix/Matete : un beau-père et sa belle fille s’empoignent autour d’un héritage

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justice6Mulamba a attrait Mme Kanyeba Ntambwe devant la justice pour  abus de confiance. C’est ce qui ressort de l’audience publique du lundi 14 avril 2014 qui s’est tenue devant le tribunal de paix de Matete sous le RP 28723. Mulamba assisté de ses conseils, a soumis au tribunal un support sonore pour asseoir l’abus de confiance de sa belle-fille. Selon lui, après la mort de son fils, un conseil de famille s’est tenu. Au cours de cette réunion familiale, il lui a été attribué la responsabilité de liquidateur des biens laissés par son fils. A ce titre, il a eu comme co-liquidatrice Mme Kanyeba Ntambwe, veuve. Cela étant, des dispositions ont été prises pour le partage des biens laissés par son défunt fils. Il s’agit précisément du partage d’une somme de 25.000 dollars américains laissée en banque. Mulamba soutient que sa belle-fille a reçu contre toute attente les sommes de 1400$,200$ puis 300$ des mains de l’avocat et au détriment des autres héritiers. Affirmations rejetées par Mme Kanyeba Ntambwe. Assistée de ses conseils, elle a dénoncé un règlement des comptes et ne reconnaît pas avoir perçu cette prétendue somme comme l’a soutenu son beau-père. Si il y a quelqu’un qui a agi au détriment de la succession, c’est plutôt son beau-père qui occupe la maison laissée par son défunt mari. Raison pour laquelle elle vit actuellement dans une église dans la commune de Kinshasa. Poursuivant sa défense, Mme. Kanyeba se réfère au Code de la Famille, a estimé qu’elle a droit à la moitié du patrimoine laissé par son défunt mari. Quant aux enfants, ils ont droit à 75% du patrimoine restant. Si le beau-père doit bénéficier d’un quelconque bien successoral, c’est dans les 25% restants. C’est en violation de la loi qu’il occupe et réclame certains droits de son défunt fils, qui était non seulement majeur mais aussi marié légalement. Pour ce qui est du conseil de famille, Mme Kanyema a relevé que cette réunion familiale ne s’est jamais tenue. Suite à une incompréhension entre les membres de la famille, elle s’est soldée en queue de poisson. Estimant sa religion éclairée, le tribunal a renvoyé la cause au 22 avril pour plaidoirie.

Yves Kadima

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