Tripaix/Matete : cinq ans de SPP contre un conjoint accusé de faux et usage de faux

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Le ministère public a requis cinq ans de servitude pénale principale (SPP) contre Dieudonné Mabika. Décision prise au cours de l’audience publique qui s’est tenue hier 17 septembre 2013, devant le tribunal de paix de Matete. Accusé pour faux et usage de faux par Mme Sabine Kihungu, l’organe de la loi a estimé qu’il est établi en fait comme en droit que le prévenu, en mentionnant dans les documents parcellaires le nom d’une autre femme alors que le 1er mariage n’a pas été dissout, a délibérément commis le faux avec intention de nuire. En effet, selon Sabine kihumbu, alors qu’elle s’était rendue aux Etats Unies d’Amérique pour des soins de santé, Dieudonné Mabika, son époux s’est permis de prendre une seconde femme. Au lieu de se limiter à cet acte, il s’est permis d’établir un certificat d’enregistrement où il a fait inscrit comme épouse le nom de cette deuxième épouse. Et pourtant, aucun acte de divorce n’a été établi par l’autorité compétente. Car, le 1er mariage,  contracté  avant le Code de la Famille et l’accession de la RDC à la souveraineté nationale et internationale n’a pas été dissout. Raison pour laquelle Sabine Kihungu, représentée par ses avocats conseils, a sollicité l’annulation de tous les faux documents établis par celui qui est encore son mari jusqu’à la preuve du contraire.

         Contestant le réquisitoire du ministère public, Dieudonné Mabika a estimé que les infractions de faux et usage de faux mises à sa charge ainsi que la peine proposée par le ministère public sont contraires à la réalité. Selon lui, le divorce avec Mme. Sabine Kihungu a eu lieu. Marié coutumièrement, la cérémonie de divorce n’a consisté qu’au lavage de mains. Parti en Europe pour y poursuivre ses études de médecine juste après l’indépendance, il a été surpris à son retour au pays par l’absence de son épouse dans la maison conjugale. C’est alors qu’il apprendra que celle-ci avait eu un enfant pendant son absence. Consciente de son acte, elle a quitté la maison conjugale pour une destination inconnue. Poursuivant ses déclarations, Dieu Donné Mabika a soutenu que ladite cérémonie de divorce n’a pas connu la présence des parents ayant réceptionné la dot. Ces derniers étaient déjà morts.

         «Faux a estimé Sabine Kihungu. Pour elle, les parents ayant réceptionné la dote sont morts vers les années 80 et non vers les années 60, comme l’a soutenu Dieudonné. En plus, si divorce il y a eu, aucun document ne l’atteste. Ce qui laisse croire que le comportement affiché par Mabika confirme l’infraction de faux et usage de faux. Infraction soutenue par la réunion des éléments matériels, intentionnels ainsi que l’altération de la vérité.

Yves Kadima

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