Tripaix/Gombe : un gosse réclame 300.000 dollars USD à son père

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Le tribunal de paix de la Gombe, siégeant en matière civile au premier degré, a tenu hier mercredi 25 août une audience publique sous la présidence du juge Nzembo, assisté du greffier Ngengo, dans l’affaire inscrite sous RC6.672, opposant Mbuyi Mukendi à son présumé mari Apenela Kalondji Edouard. La première traîne le second en justice pour  » infraction de non assistance à la recherche de paternité « . 

            Selon la version des avocats de la partie demanderesse, Apenela Edouard serait légalement marié à Mme Mbuyi Mukendi. Quelques temps après leur union, elle mettra au monde un garçon du nom de Andy Apenela. Le père, selon la version de la mère, l’abandonnera ainsi que son fils pendant plusieurs années, pour aller vivre en concubinage avec l’une des copines de sa femme. Pendant tout ce temps d’abandon, Mbuyi affirme avoir assumé seule la charge de Andy Apenela. Dès que le garçon a atteint l’âge de 7 ans, il s’est mis à la recherche de son père pour l’obliger à assumer ses responsabilités. C’est la raison qui a poussé sa mère Mbuyi à saisir le Tribunal afin de poursuivre le papa et lui faire payer la facture de son irresponsabilité, à savoir 100.000 $ à titre de dommages et intérêts, et 200.000$ à titre de pension alimentaire, soit au total 300.000 dollars américains.

Les plaignants ont évoqué plusieurs articles du Code de Famille qui autorisent chaque enfant à chercher son père quand il en a besoin. Ces mêmes textes obligent chaque père d’assumer ses responsabilités.

            La partie citée a, de son côté, fortement contesté   cette version des faits. Edouard Apenela a catégoriquement nié être le père de Andy Apenela. Selon lui, c’est par amour et pitié qu’il avait accepté de supporter la grossesse dont était porteuse Mme Mbuyi, avec laquelle il avait partagé le même toit pendant deux ans, dans une union libre.

            C’était juste une assistance humanitaire, en raison des relations amoureuses qu’il entretenait avec la mère de l’enfant. En ce qui concerne la prise en charge de l’enfant, la partie citée a indiqué que cela ne relevait pas de sa responsabilité.

            Pour conclure, les avocats de Edouard Apenela se sont appuyés eux aussi sur le Code de la famille qui dispose que la preuve du mariage est consacrée lorsqu’elle est reconnue par la loi.  » Les mêmes pièces d’identification de l’enfant et du prétendu père portent des noms différents. C’est la confusion totale. La partie citante doit nous apporter des preuves tangibles pour démontrer cette paternité devant le tribunal. Au cas contraire nous lui demanderons de chercher le vrai père de cet enfant ailleurs. La partie citante veut simplement s’accaparer des biens que possède la partie citée. L’adresse qu’il avance est inventée. Ce n’est pas sur l’avenue Gombe, dans la commune de Bandalungwa, qu’habite notre client, mais plutôt sur l’avenue Haut Congo, vers l’avenue Bokasa, dans la commune de la Gombe « , ont-ils fait savoir.

            La partie citée a, à son tour, sollicité du tribunal une somme de 100.000$ à titre de dommages et intérêts pour l’atteinte faite à son honneur et tentative d’escroquerie.

            La cause est prise en délibéré dans le délai légal, le temps pour le Tribunal d’examiner tous les éléments du dossier.  

Muriel Kadima

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