Tripaix/Gombe : deux hommes s’empoignent pour une femme

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Deux hommes, dont l’un s’appelle Bony Mulumba et l’autre Ngoyi Kaboza, se sont brouillés à cause d’une femme. Leur dossier inscrit sous RP 21.445, est passé hier au tribunal de paix de la Gombe. Le plaignant, Bony Mulumba, accuse son adversaire pour adultère, arrestation arbitraire et dénonciation calomnieuse.

            Maître Pascal Mukendi, l’avocat de Bony Mulumba, a indiqué que son client habite le même quartier que le prévenu Ngoyi Kaboza. Il a révélé que chaque fois que le premier cité s’absentait de sa maison, le second s’y pointait pour baratiner sa femme. Informé de cette relation délictueuse, il s’est mis à surveiller les mouvements des deux amoureux. Et, le 15 juillet 2010, il les a surpris en flagrant délit d’adultère dans un hôtel.

            Compte tenu de la gravité des faits, Bony Mulumba s’est empressé d’aller en faire part à la famille du coupable. Mais, à sa grande surprise, a indiqué son avocat, il s’est retrouvé avec une convocation de la police, où était parti se plaindre Ngoyi Kaboza. Arrêté et torturé, le cocu s’est résolu à saisir la justice dès sa remise en liberté.

Prenant la parole à son tour, l’avocat du prévenu, Me Mulamba, a soulevé deux exceptions. La première a trait au caractère flou du libellé de la citation directe et, la seconde, au défaut de qualité du plaignant. Selon cet avocat, la citation directe diligentée contre son client pèche par vice de forme, car ne précisant ni la nature, ni le lieu, encore moins la date de l’infraction.

            Quant à la qualité, Me Mulamba a relevé que Bony Mulumba n’a pas apporté, jusque-là, la preuve qu’il est l’époux légitime de la femme qu’il se dispute avec son client. Aussi a-t-il demandé au tribunal de déclarer l’action irrécevable.

            Revenant à la charge, Me Pascal Mukendi a réaffirmé la légalité de la citation directe introduite par son client. S’agissant du défaut de qualité, il a fait savoir que Bony Mulumba était bel et bien qualifié pour se plaindre. En somme, a-t-il constaté, la partie adverse était en train de chercher de faux fuyants pour échapper à la rigueur de la loi.

            Au terme de ce débat contradictoire, le tribunal a pris l’affaire en délibéré et annoncé le jugement pour le 25 novembre 2010.

                                                           Murka

 

 

 

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