Tripaix/Gombe : controverse autour de 150 millions de «Zaïres»

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Les plaidoiries dans l’affaire instruite sous RP 21.878, opposant Mukoie Osongo Marc à Jean Lokondo, au Tribunal de Paix de la Gombe, ont été renvoyées au 23 juin 2011, pour permettre à la partie prévenue de préparer ses moyens de défense. Instruite hier jeudi 16 juin 2011, la cause tourne autour des imputations dommageables.

Les avocats qui ont comparu pour les intérêts de la partie citante ont relevé que leur client Mukoie Osongo Marc a saisi le Tribunal pour protester contre les accusations mises à sa charge par le prévenu Jean-Lokondo, devant le Parquet de Matete, le Tribunal de grande instance de Kalamu et le Tribunal de paix de la Gombe. Le prévenu a prétendu que leur client aurait retiré l’argent destiné à la femme de son défunt  fils et ses enfants, et qu’il le détiendrait par devers lui jusqu’à présent. D’après le citant, ces déclarations déshonorent sa personne, parce qu’il n’a jamais été l’auteur du détournement de la somme de 150  millions de Zaïres.

Mukoie Osongo Marc, le numéro un de « ANAMONGO »,  a expliqué que le fils du prévenu travaillait à Luebo pour le compte de la société SOZAGEC, et lui était son chef. Quelques années après, il avait connu un accident de circulation et était mort. La famille de Michel Lokondo avait porté plainte contre ladite société située à Luebo, qui avait supporté toutes les dépenses des funérailles, et avait promis des dommages et intérêts dans un délai bien déterminé. C’est la veuve du défunt qui était mandatée pour aller retirer 150 millions des Zaïres au nom des orphelins. Mais curieusement, son beau-père s’était interposé et il avait empêché la veuve de se déplacer. Peu après il l’avait chassée de la maison de son défunt mari. C’est ainsi que jusqu’à ce jour, cet argent ne lui est jamais parvenu.

Le cité a pour sa part indiqué que le citant avait déjà retiré les fonds pour ses propres besoins. A partir de Mbuji-Mayi, le citant l’aurait appelé et lui confirmé que l’argent était à sa disposition. A son arrivée à Kinshasa, il a changé de version en soutenant que c’est la veuve qui aurait empoché les 150 millions de Zaïres alors que c’est faux.
Le citant a répliqué qu’il n’a jamais sorti ce genre des paroles, parce qu’il ne portait aucune procuration qui l’autorisait à se rendre à Luebo. Ses conseils ont demandé au Tribunal d’ordonner à la partie citante d’apporter les preuves écrites de leurs accusations.
Les avocats du citant ont a leur tour  répliqué qu’en droit pénal, on ne se fie pas nécessairement aux preuves écrites. Même un témoignage précis peut convaincre le tribunal.

Banny- Mayifuila, Omari Feza (Stgs/Ifasic) et
Muriel Kadima  

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