Tripaix/Assosa : Vodacom attendue pour départager un avocat et son ancien client

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Zemanta Related Posts ThumbnailComme prévu à l’audience du 13 janvier dernier au Tribunal de Paix d’Assosa,  dans l’affaire inscrite sous  RP 10 384/5 relative à la citation directe de Maitre  Idriss’a Shabani wa Shabid, avocat au barreau de Bandundu à son ancien client Ernest Mwajiaku Ifeanyi, opérateur économique nigérian et gérant des établissements Alitraco Motors en République Démocratique du Congo les deux parties étaient présentes à la barre. L’audience de lundi 27 janvier 2014 devait être  consacrée à l’analyse des résultats de la réquisition des appels téléphoniques et SMS auprès de l’entreprise de télécommunications Vodacom Rd Congo.

        Les deux parties, le tribunal et le ministère public attendaient la réponse de la réquisition. Malheureusement,  ladite  réquisition n’a pas été produite.

         Selon les use et coutumes du droit, tout devait dépendre du tribunal. Si le tribunal estimait que la réponse de la réquisition était claire. Il serait en  ce moment là dans l’obligation d’inviter les  parties impliquées dans cette cause  à débattre et à analyser les résultats de la réquisition.

         Puisque Vodacom n’a pas réagi à la demande du tribunal,  la partie citante se trouve devant un dilemme pour prouver les soit-disant menaces qui lui ont été proliférées par son ancien client.

         Soulignons que cette affaire s’articule autour des menaces de mort qu’auraient  proférées Ernest Mwajiaku, telles qu’indiqué dans la citation directe devant le tribunal: « lokoso ya mbongo ebomisaka mutu. Na pesa Me Shabani ba mbongo ebele koleka oyo azali kosenga ba $ 3.000 na mususu, mais lelo oyo awangani yango, ça va ekosala eloko te, tokomona… » d’une part   et  aussi faux et usage de faux en l’occurrence, l’exploit de sommation en paiement du 30 mai 2013, altéré par le grattage de la signature, date et nom du cité et pourtant signifié à la personne.

         Raison pour laquelle,  le tribunal a préféré recourir à l’expertise de Vodacom afin d’éclairer la situation.

         Pour rappel, l’affaire pour laquelle Me Idriss’a avait plaidé conjointement avec Me Charlène Yangazo Bukasa au premier et au second degré pour le compte du sujet nigérian Ernest à qui il réclamait 25 000 dollars américains comme frais d’honoraires pour ses prestations dans ladite affaire. Cette affaire opposait  son client Ernest à Benjamin Akamelu, patron des établissements Anamex Motors sous RPE 081, RPE 109, et RPA 11 899 au tribunal de commerce de la Gombe à Kinshasa  et à la Cour d’Appel de la même juridiction.

Cependant, le tribunal de commerce avait attribué les dommages et intérêts d’un montant de 25 mille dollars américains tout en interdisant l’importation et la commercialisation desdits produits aux établissements Anamex Motors.

         Après cela, Benjamin Akamelu, patron des établissements Anamex Motors est allé en appel contre son compatriote Ernest Ifeanyi. A ce stade, le juge de la cour d’Appel de la Gombe a réduit ces frais des dommages et intérêts de 25.000 $ à 2.000 dollars américains. D’après les avocats d’Ernest, un plan qu’il y’a  anguille  sous roche dans cet écart.

         Face à cette situation compliquée, l’affaire est renvoyée à la huitaine, c’est-à-dire,  au lundi 3 février 2014.

Dorcas NSOMUE 

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