Tripaix/Ndjili : querelle autour des arrêtés des ministres de l’EPSP

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Une entité de l’Eglise du Christ au Congo « ECC », la 35 ème Communauté de l’Union des Eglises Baptistes  du Congo « CUEBC » poursuit l’enseignant Kuluntu et le promoteur Makonda au Tribunal de Paix de Ndjili pour avoir falsifié ses arrêtés et  chercher de  la déposséder  de  ses écoles. L’instruction a commencé le mardi 14 août 2018.

D’entrée de jeu, les avocats des prévenus ont soulevé des moyens tirés de l’obscurité du libellé, défauts de capacité, de qualité et même de  prescription de ladite affaire.

 Précisant  que ces arrêtés  avaient été délivrés en 1996 et 2008 et la transaction immobilière imputée à leurs clients date de 2006,

Statuts et Reglèment d’ordre intérieur de leur communauté en mains, les avocats de la plaignante ont noté que l’usage de faux est une infraction continue. Les prévenus continuent de se servir de ces pièces. Et au regard des statuts, le représentant légal Mumbamba est en droit d’ester en justice

 

Le juge président a joint ces moyens au fond

 

            Prié d’exposer les faits, le conseil de la plaignante a révélé que la CUEBC a son siège à Kikwit et gère même des écoles du courant évangélique, une communauté sœur.

             L’avocat principal de la CUEBC a dit ensuite que le second prévenu est promoteur d’école,  Kuluntu, lui, a longtemps travaillé chez les protestants.  Des agréments avaient été délivrés à ces écoles. Chassé de la communauté évangélique, a-t-il soutenu, Kuluntu a falsifié les arrêtés de la CUEBC pour insérer des fausses mentions et s’est servi du label sus évoqué  pour vendre la parcelle de la CUEBC. C’est par le biais des  passages effectués par les prévenus dans les écoles de leur cliente, que la CUEBC a pris connaissance des  arrêtés sus évoqués, a-t-il ajouté.

Le  conseil des prévenus a affirmé que Makonda a hérité des écoles fondées par son défunt père et fait de Kuluntu le coordonnateur du GS Makonda. Ne pouvant continuer de bien gérer ses écoles privées, Makonda s’est appuyé sur Kuluntu qui par le biais de Tino Munsi, un bonze du courant évangélique « CEVS »  fait affilier leurs écoles dans le giron des écoles conventionnées protestantes

            Et d’ajouter que n’ayant jamais obtenu  la quotité qui lui revient dans ce partenariat, Makonda exige depuis un certain temps la restitution de ses écoles. C’est ainsi que la CUEBC conteste les arrêtés de leurs clients.

            Le principal incriminé a soutenu avoir travaillé avec Makonda père de 1988 à 1999 et depuis lors s’est tourné vers le fils. Taxant son cousin Tino Munsi de tribaliste, il a révélé que ce dernier lui a souvent demandé de se séparer de Makonda, originaire de l’ex Equateur pour s’associer aux yansi qui sont à la CUEBC. Il a reconnu avoir bénéficié du concours de Munsi pour obtenir des arrêtés en 1996 (délivré par Sekimonyo) et 2008  (Maker Mwangu). Et précisé que les écoles se trouvaient dans un coin périphérique de la capitale et  qu’ils avaient signé un  protocole d’accord  en 2003 avec le représentant légal de la CUEBC. Il a révélé que depuis 2015, Makonda avait écrit aux autorités du secteur éducatif pour un changement de régime de ses écoles.

            Makonda a soutenu avoir financé les démarches relatives à l’octroi des arrêtés en leur possession.

            Avez-vous apposé vos signatures dans l’acte de vente en ce qui concerne la vente de la parcelle de la plaignante ?

            Répondant dans un premier temps par l’affirmative mais précisant ne pas connaître le contenu de ce document, Makonda et Kuluntu se sont contredits ensuite.

            Le conseil de la CUEBC a fait ressortir ensuite  les incorrections présentes dans les arrêtés, précisant que les textes contrefaits diffèrent des textes authentiques par leurs contenus.

            Insatisfait  des explications fournies par les prévenus  sur les deux arrêtés , le juge président Dianda Mutombo a ordonné la descente au ministère de l’EPSP en date du 30 août 2018 pour avoir le cœur net sur ce point.

                     

JPN