Tripaix-Matete : Gué-guerre autour d’une portion de terre à Matete

0
24

Présent devant la chambre deux du tribunal de paix de Matete, Makuta Puis Moke s’est dit victime d’une occupation illégale de la part d’une certaine Valérie. C’est ce qui ressort de l’audience publique du lundi 12 août 2013 sous le RP 28333. Assisté de son conseil, Makuta Pius s’est dit propriétaire d’une portion de terre au terrain situé non loin de la Police nationale congolaise, district du Mont Amba. Selon lui, en 1977, l’Office national de logement(Onl) a mis en valeur 1250 parcelles à la disposition de la république. Parmi ces parcelles, certaines ont été déjà mis en valeur et d’autres pas. C’est ainsi que la police nationale, district du Mont Amba  a acquis un terrain. N’étant pas en mesure de  mettre toute sa concession en valeur, le district du Mont Amba a rétrocédé à l’ONL une autre portion afin de la mettre à la disposition du public. C’est ainsi qu’il a acquis une dimension de 4,60 ares et a obtenu un contrat de location avec comme numéro cadastral le 10.749. Contre toute attente, le 26 juillet 2013, Mme. Valérie, sans titre ni droit a empiété, à l’aide d’une clôture en tôle un espace d’environ 7 à 8 mètres. Cette clôture part du commissariat de la police jusqu’à la grande route menant vers le quartier Kinsaku. Réduisant même le passage de servitude créé par les services de l’Onl.

Accusations rejetées par Mme. Valérie. Avec l’appui de son avocat, elle a soutenu que la clôture en tôle est placée dans l’espace qui lui revient. Pour cette dame, il n’est pas normal qu’une personne qui l’a trouvée dans un secteur puisse imposer un espace de servitude, lui qui n’a qu’un contrat de location et non un certificat d’enregistrement. En plus, a ajouté cette dame, le passage de servitude est créé pour une parcelle enclavée. Pour le cas d’espèce, chaque parcelle donne sur la voie publique et n’a pas besoin d’un passage de servitude. Dans le souci d’une bonne administration de la justice et pour assurer la sérénité des débats, le tribunal a ordonné une descente sur terrain avec expertise des services compétents. Une façon de mieux s’imprégner des limites  attribuées à chacun avant de dire le droit.

Yves Kadima

LEAVE A REPLY

*