Tricom/Gombe : un ex-agent de Procredit Bank s’insurge contre l’utilisation de son image à des fins commerciales

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3162_Moldavia_ProcreditBankDans l’affaire enrôlée sous RCE 4425, au Tribunal de commerce de la Gombe, le plaignant, Germain Matondo,  ex-agent de Procredit Bank, a saisi la justice pour que le droit soit dit en sa faveur contre son ex-employeur, au sujet de l’utilisation de son image photographique à des fins publicitaires.

Le dossier a été examiné au cours de l’audience de mardi 15 décembre 2015, en présence des conseils de deux parties.

Dans leur version des faits, les conseils de Germain Matondo ont fait savoir que leur client avait presté en tant qu’agent auprès de cette banque du 25 août 2008 au 2 novembre 2014. A les entendre parler, leur client était chargé de recevoir les clients au niveau d’une agence de la banque précitée située au quartier Matonge.

          Selon les mêmes avocats, dans le cadre de ses compétences, leur client avait même bénéficié d’un voyage en Allemagne renforcer ses capacités.

          Ils ont en outre signalé que leur client a été surpris d’apprendre que son image avait été placée sur un dépliant, sur internet, ainsi que sur certains panneaux publicitaires,  sans son consentement, avant de relever que ces différentes images photographiques  ont recontré une grande audience auprès du public.

          A les en croire, cette façon de faire est inconcevable. Car, Procredit Bank a commercialisé un bien appartenant à autrui  alors qu’elle n’en avait  pas le droit.

          Ces conseils ont fait savoir qu’il n’y avait pas de contrat de publicité préalable  avec leur client, pouvant soutendre l’exploitation préalable de son image jusqu’à l’extérieur du pays.

          Pour conclure, ces avocats ont demandé au tribunal de constater qu’il n’y avait jamais eu consentement. A ce sujet, ils ont sollicité 50.000 dollars US des dommages et intérêts, ainsi que 500.000 dollars US aux titres d’indemnisations.

          Intervenant à leur tour, les deux avocats de Procredit Bank ont plaidé sur le seul moyen lié à l’absence des preuves pouvant justifier une quelconque faute dans le chef de leur cliente.

          Poursuivant leur réplique, ils ont soutenu que ledit dépliant apporté comme preuve dans le cadre de cette affaire, ne pouvait nullement être pris en compte par le tribunal,  puisque cela n’était pas leur œuvre.

          Aussi, ont-ils martelé que c’est au plaignant de prouver que ce dépliant était une œuvre de la banque, car la charge de la preuve incombe à celui qui allègue les faits.

Melba Muzola