Tricom/Gombe : hémorragie dans un compte Afriland

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La chambre 1 du Tribunal de commerce de la Gombe, sous la présidence du juge Safari, a instruit en son audience du mardi 07 janvier 2014 une affaire en continuation enregistrée sous le RCE 3122 qui oppose le COPIREP (Comité de Pilotage de la Réforme des Entreprises du Portefeuille) à Afriland First Bank, une institution financière de la place.

 Le nœud du problème tourne autour d’une lettre que le Copirep affirme avoir adressé à Afriland Fist Bank le 29 avril 2011 et portant sur de nouvelles mesures de sécurité concernant ses comptes. Mais, contre toute attente, cette banque aurait effectué deux paiements en faveur de deux personnes inconnues de son client.

C’est la raison pour laquelle le Copirep sollicite la restitution des montants indûment décaissés. Selon la partie plaignante, les PV de constat dont se prévaut Afriland n’apporte aucun éclairage après la descente des agents de la police judiciaire du parquet de Gombe auprès de cette banque en vue de la vérification au niveau du cahier de réception.

Le Copirep estime que la responsabilité d’Afriland First Bank est établie d’autant plus qu’elle n’a pas observé les instructions lui transmises. A en croire le plaignant, c’est l’un de ses agents du nom de Kabangu qui avait facilité la tache aux malfrats.

            Le Copirep rappelle que c’est Afriland qui s’est plaint contre ceux qui avaient perçu l’argent sans en avoir le droit car il n’existe qu’aucune plainte contre le Copirep.

            Intervenant à son tour, Afriland First Bank soutient que le Copirep voudrait simplement souiller sa réputation. Elle signale qu’en date du 22 septembre 2011, un certain Makuiza Mena s’était présenté auprès avec un vrai-faux chèque pour un premier retrait d’un montant de 29.700 dollars américains.

Et le second chèque portait sur un montant de 49.200 dollars Usd. Ce dernier avait été renvoyé par elle auprès de la Rawbank pour un paiement qui s’est fait par virement bancaire.

            Mais ce n’est que quelques temps après qu’Afriland a pu se rendre compte qu’il s’agissait en réalité de vrais- faux chèques alors qu’ils portaient des spécimens exacts de signature.

La partie Afriland a indiqué qu’elle avait saisi la police qui avait découvert que Makuiza Mena avait fait usage d’une fausse identité lors de son passage à  la banque alors qu’il s’appellerait Tolenemo. Ce dernier, après interrogatoire, serait passé aux aveux en affirmant qu’il s’était fait aider par plusieurs personnes, dont Kabangu, agent de la banque affecté au service d’impression des chèques, et un certain Pitchou, à ce jour introuvable, accusé d’imitation de signatures.

Afriland se dit étonnée de voir le Copirep s’acharner sur elle en saisissant le juge civil en lieu et place de l’appuyer avant de souligner que cette prétendue lettre ne lui est jamais parvenue.

            Bref, la partie Afriland estime que cette cause doit être déclarée irrecevable. Elle  sollicite du tribunal la surséance car il y a un doute sérieux sur l’existence de la prétendue lettre du Copirep.

Melba Muzola 

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