Tricom/Gombe : Charly Wenga réclame 40.000 USD et des intérêts à une coopérative

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justice6L’affaire est relative à un contrat de dépôt à terme conclu le 11 septembre 2010 entre Charly Wenga et la Fondation Many Feza Coopec (FMF).

Inscrite sous le RCE 3120, elle oppose Charly Wenga à Jean Marie Bulambo Kilosho et consorts. Elle a été instruite hier mardi 1er avril dans la chambre 6 par le juge Biramahire.

Dans sa version des faits, le conseil du plaignant a affirmé que son client sollicite la restitution de la somme de 40.000 dollars déposés et des intérêts générés. Selui lui, il était convenu entre parties qu’au terme de six mois, l’argent placé devrait générer des intérêts.

 Curieusement, renseigne le conseil, quatre ans se sont écoulés sans que son client ne touche un rond !

En outre, le conseil ne parvient pas à comprendre comment le nom de son client se retrouve repris sur la fiche des membres de la coopérative, alors qu’il ne l’avait jamais été.

 En plus, il a fait savoir que créée en 2007 sous la dénomination de Many Feza, la coopération a dû changer de nom en 2008, après son assemblée générale pour devenir Fondation Many Feza.

Face à l’exception soulevée qui mettait en exergue la qualité de député des sieurs Wenga et Bulambo pour déclarer l’incompétence du tribunal, la réplique de celui-ci n’a pas tardé. Il s’agit des actes de commerce sur lesquels le tribunal statue.

Pour ce faire, le conseil de Wenga exige la condamnation de la coopération Many Feza pour abus de confiance, ainsi que du député Bulambo en tant qu’associé majoritaire avec 400.000 dollars de placement.

De leur côté, les conseils de Bulambo Kilosho et de la Fondation Many Feza ont estimé qu’il s’agit d’un procès plein de confusion.

Reconnaissant le contrat, ils ont déclaré que Charly Wenga fait une fuite en avant. Car, soutiennent-ils, le Directeur général l’accuse d’avoir pris plus qu’il n’avait placé.

Accusant le plaignant d’entretenir la confusion, ils ont indiqué que la Fondation est subdivisée en deux parties : asbl et coopérative.

Pour eux, la cause doit être déclarée non fondée. Car, le demandeur est un membre de la coopérative et que le dépôt a été fait dans le cadre de la solidarité.

Ils soutiennent que la coopérative compte des membres fondateurs, auxiliaires et effectifs.

         D’où ils exigent l’irrecevabilité de la plainte contre  Bulambo en tant que personne physique, différente de la personne morale Fondation Many Feza.

 Reprenant la parole, le conseil de Charly Wenga a indiqué que c’est le non respect du contrat qui a poussé son client à saisir le tribunal pour résiliation dudit contrat. Pour cela, il réclame le remboursement de sa mine de 40.000 dollars, plus des intérêts générés moratoires.

Melba Muzola

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