Tricom/Gombe : Africalogistics Bolloré et Sodem s’affrontent pour une créance de 10 240 dollars US

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Compté parmi les grandes filiales françaises du monde, Africalogistics Bolloré (ex-Agetraf) est en procès contre l’un de ses partenaires du secteur maritime pour une prétendue créance d’un montant estimé à 10.240 dollars US, somme que la partie Sodem avait remboursée à ses clients, suite au retard des containers causé par Africalogistics Bolloré.

 

En continuation et enrôlée sous le RCE 3777, oppose les deux parties au procès, ainsi que le greffier divisionnaire du Tribunal de commerce de Kinshasa Gombe, cette affaire a été examinée à l’audience d’hier mardi 7 octobre dans la chambre 4 du juge Bizau.

Après un échec de tentative de conciliation engagée, les parties ont été invitées à plaider cette cause prise en délibéré et dont le jugement n’interviendra que dans le délai légal.

Dans sa version, le conseil de la partie Africalogistics Bolloré a affirmé que son client vient en opposition sur l’ordonnance d’injonction de payer et le non fondement de recouvrement de la créance de l’ordre de 10.240 dollars US.

Ce même conseil a déclaré que Sodem avait fait transporter la marchandise de ses clients de l’Europe jusqu’à Kinshasa dans des containers pris en location auprès de la société Maerst Congo.

Il a aussi signalé que son client avait l’habitude de récupérer ses containers pour les renvoyer avec d’autres produits à l’exportation, avant de préciser que dans le cas d’espèce, leur client les avait remis à Sodem le même jour après les avoir utilisés.

En outre, ce conseil a indiqué que l’annonce ce retard a été surprenant, car c’est Sodem qui devait à son tour rendre lesdits containers à Maerst Congo qui a facturé  les surestaries à la somme de  10.240 dollars US.

Ce conseil a aussi renchéri que la requête en rapport avec la créance lui réclamée par Sodem ne pouvait être reçue par le tribunal, car violant les trois conditions légales exigées par le législateur. Notamment l’absence de certitude, d’exigibilité et de liquidité. Il a estimé que son client était intervenu en tant que transitaire en export. C’est ainsi qu’il a sollicité la condamnation de Sodem à 10.000 dollars pour avoir initié une requête téméraire et vexatoire à son égard.

Intervenant à son tour, la partie Sodem a confirmé qu’elle détient une créance sur Africalogistics Bolloré suite au retard qu’elle lui avait causé pour la récupération de marchandises.

Bien plus, Sodem a signalé qu’elle s’est vu contrainte de payer cette somme qu’elle réclame à ce jour auprès de ses clients, afin de sauvegarder sa dignité et son honneur. Car, Africalogistics Bolloré n’avait reconnu qu’une seule surestarie sur une dizaine.

Se voyant préjudicié par son partenaire, elle lui avait alors adressé plusieurs correspondances. Raison pour laquelle a été obligée d’obtenir une ordonnance d’injonction de payer, avant d’ajouter qu’ils sont non seulement de bons amis, mais aussi liés par un contrat.

Toutefois, elle a martelé que c’est depuis l’année passée qu’elle avait écrit à Africalogistics Bolloré qui tente de s’échapper.Avant de confirmer que la créance est certaine, exigible et liquide.

Enfin, les pièces tant vantées par la partie Africalogistics Bolloré posent un sérieux problème d’interprétation et sollicite 100.000 dollars US des dommages et intérêts.

Melba Muzola

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