Très attendus à Kinshasa et à Lubumbashi : les Méga spectacles de la star américaine « Fifty Cent » encore reporté

0
60

Les mélomanes congolais de la grande star américaine du hip hop, Fifty Cent, doivent prendre leur mal en patience! Ses concerts prévus pour Kinshasa et Lubumbashi, deux grandes villes congolaises, viennent, une fois de plus, d’être reportés à une date ultérieure. Selon les explications fournies par Rudy Elombe, responsable de l’Agence Black EDGE et coordonateur de l’événement, le report est causé par certaines exigences techniques de dernière minute. En effet, souligne-t-il, Fifty Cent tient mordicus à un grand événement qui enchante les populations africaines en général et congolaises en particulier. Donc, il n’est pas question pour lui de jouer simplement devant le public VIP. Afro-américain et conscient de ses origines, il voudrait redonner espoir à ses frères et sœurs africains en faisant participer le plus grand nombre à ces concerts. Il promet de livrer deux grands shows pour la grande masse. Cela ne peut se dérouler que dans les grands stades du Congo tels que les stades des Martyrs de Kinshasa et Kibassa Maliba de Lubumbashi. Et, pour le succès de ces événements, la Star américaine tient à ce que le podium soit placé au centre de la pelouse pour la visibilité de tous les spectateurs. Pour lui, insiste encore l’organisateur, ces productions là, qui auront bel et bien lieu dans deux semaines, doivent avoir le même impact, sinon plus, que le fameux combat du siècle « Mohamed Ali contre Georges Foreman ». Il veut sentir ce feeling qui a entouré ce combat de boxe avec des slogans du genre « Ali bouma yé » !

            En réalité, en tant que première production africaine, Fifty Cent tient à laisser une image positive à la jeunesse et au peuple congolais.

            Face à cette nouvelle donne, l’Agence Black EDGE a posé le problème à qui de droit, c’est-à-dire, aux administrateurs du stade qui ont accepté moyennant quelques réserves liées à la protection de la pelouse. Sur ce, l’équipe organisatrice a indiqué que la nouvelle technologie d’utilisation du podium facilite la protection de la pelouse. 

            Quant aux inquiétudes de la presse sur un certain nombre de préalables, l’équipe organisatrice de l’événement a rassuré tout le monde. «Fifty Cent a déjà touché son cachet. Il viendra non pas pour l’argent mais pour communier avec l’Afrique. Qu’il pleuve ou qu’il neige, les shows auront bel et bien lieu dans les deux villes congolaises. En dépit du report, les artistes impliqués, à l’image de la méga star congolaise, JB Mpiana, seront au rendez-vous. Le peuple congolais doit être fier de recevoir un grand artiste de cette trempe internationale. Finalement, cela influe sur la bonne image de la RD Congo en pleins chantiers». 

Quid de Fifty Cent 

            Véritable phénomène musical hip hop de ce siècle, Fifty Cent a eu un parcours tumultueux. De son vrai nom, Curtis James Jackson III, il est né un certain 6 juillet 1975 dans le Queens, à New-York. De son quartier de South Jamaïca où il a grandi, Curtis James était mêlé dans le trafic de drogue. Un commerce pour lequel sa mère, Sabrina Jackson, a perdu la vie le laissant dans les bras de sa grand-mère. Orphelin, il fréquente néanmoins l’école où il compte jouer au basket-ball et pratique la boxe à onze ans. Excellent, il participe aux juniors olympic en tant que boxeur amateur mais il ne peut combattre à cause de son âge. 

            « Curtis fait le rapprochement entre le rap et la boxe : J’avais l’esprit de compétition sur le ring et le hip-hop aussi est une compétition. Je crois que les rappeurs se préparent presque comme des boxeurs, ils ont tous envie de devenir champion», relève-t-on dans sa biographie. A douze ans, il entre dans la vente de la drogue. Et, c’est le début d’une vie à risque. Il est plusieurs fois arrêté avec de l’héroïne, 280 grammes de crack et un pistolet pour stater. La peine minimale va de trois à neuf ans de prison. Mais, il obtient de servir sept mois dans un boot camp, un camp de redressement aux méthodes et à la discipline militaires. Là, note-t-on, il obtient son GED (General Educational Development), examen de sortie du lycée. Débrouillard, il positive sa vie malgré son surnom emprunté à un criminel new-yorkais qui a oeuvré dans le Brooklyn dans les années 1980. “J’ai pris le nom de 50 Cent parce qu’il dit tout ce que je veux qu’il dise. Je suis le même genre de personne que 50 Cent. Je trouve de quoi vivre par tous les moyens ! » 

Génie artistique 

            C’est en 1996 qu’un ami lui offre l’opportunité de croiser Jam Master Jay du groupe Run DMC. Il lui apprend à tenir un rythme, écrire des refrains, structurer ses chansons et faire un enregistrement. En 1997, sa petite amie donne naissance à un fils : Marquis Jackson. C’est lui son porte-bonheur parce que sa venue au monde bouleverse positivement sa vie d’homme responsable. Sa première chanson « React » du groupe Onyx, dans l’album Shut’Em Down sort en 1998. Entre temps, il a failli perdre sa vie devant la maison de sa grand-mère où il se fait agresser de neuf balles. Il s’en sort par la divine providence…

            Et, c’est le début d’une carrière prometteuse. Il connaît un grand succès grâce aux albums Get Rich ou Die Tryn, The Massacre, Curtis et Before I self Destruct… 

Eddy Kabeya

LEAVE A REPLY

*