Transports fluvial et lacustre : le gouvernement appelle à la résistance

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images-Joseph_Kabila_et_le_membre_du_Gvt_Matata_365521223Pour obtenir l’application intégrale de l’arrêté interministériel interdisant la perception de 38 taxes illégales dans le secteur des transports fluvial et lacustre, le gouvernement invite les armateurs et autres usagers à ne pas céder à l’intimidation.

Cet appel à la résistance face aux réfractaires au changement, qui se recrutent dans tous les services publics de l’Etat, a été lancé hier mardi 8 juillet par plusieurs membres du gouvernement ayant pris la parole en marge de l’ « atelier sur l’arrêté interministériel interdisant les perceptions illégales dans le secteur du transport fluvial et lacustre ». Cette rencontre a réuni les 9 ministres signataires dudit arrêté, des responsables des services publics concernés par cette perception, ainsi que des opérateurs économiques. Il a été procédé à la remise officielle de la mesure gouvernementale aux personnes chargées de son application sur le terrain.

Aux uns et aux autres, le mot d’ordre se veut unique : la mesure doit être appliquée sans faille. Si aux responsables des services publics, il est demandé de s’impliquer personnellement pour l’application de l’arrêté interministériel interdisant la perception des 38 taxes illégales ; aux opérateurs économiques notamment les armateurs, il leur est demandé de résister à toutes sortes d’intimidation, d’où qu’elles viennent.

Au total, cinq membres du gouvernement sur les 9 signataires de la mesure se sont exprimés en marge de l’atelier, plus un représentant de la FED (Fédération des entreprises du Congo) en l’occurrence le président du comité des transporteurs fluviaux et lacustres. Puis, il a été procédé par la remise officielle de la mesure aux personnes concernées, responsables des services publics et opérateurs.

Dans mot de bienvenue, le Délégué Principal du CPCAI (Comité de pilotage pour l’amélioration du climat des affaires et des investissements) a souligné que l’application de cette importance mesure gouvernement a été confiée à sa structure pour le suivi. Pour parvenir au résultat, Alexis Mangala Ngongo insiste pour la vulgarisation maximale de la décision.

«Le suivi de l’application de toute décision suppose un maximum de communication de la mesure, en termes de diffusion, de vulgarisation et de sensibilisation dans le but d’impliquer toutes les parties prenantes concernées », a-t-il indiqué, en informant que le CPCAI s’est déjà employé à cette fin. Il a déjà posté ledit arrêté sur site web, l’a transmis aux ministres provinciaux en Plan et des Transports, aux directeurs provinciaux de la FED, et enfin le CPCAI a fait publier la décision dans les journaux et sur la bande passante de certains organes de la presse audiovisuelle.

Pour clore son propos, le D.P du CPCAI a déclaré la disponibilité de son service à remplir la mission lui confiée par le gouvernement, celle de faire le suivi de l’application de la mesure de suppression des 38 taxes illégales.

Pour ce faire, il compte s’appuyer sur les cellules provinciales du climat des affaires en vue d’assurer la sensibilisation et la vulgarisation de l’arrêté, en donnant priorité aux provinces de Bandundu, Equateur, Province Orientale, Nord Kivu, et Sud Kivu qui connaissent une intense activité de transport fluvial et lacustre.

Ouvrant officiellement les travaux de l’atelier, le vice-premier et ministre de la Défense nationale a, après avoir souligné la volonté du gouvernement à faire fin aux toutes sortes de tracasseries, recommandé à tout le monde d’observer la mesure coulée en arrêté interministériel. Avant d’inviter les opérateurs à ne pas céder à toute sorte d’intimidation que ce soit.

A son tour, le ministre de l’Economie et Commerce a dit cette mesure revêt une double signification. A savoir : l’aboutissement d’un dialogue franc public-privé, et la volonté d’améliorer le climat des affaires par la facilitation du commerce. L’objectif est d’éliminer toutes les tracasseries administratives et policières. Et pour cela, il invite tout le monde à se mettre au travail, les services étatiques comme opérateurs économiques.

Pour sa part, le ministre des Transports et Voies de communication a parlé des taxes « économicides » pour identifier les taxes illégales supprimées dont certaines faisaient double emploi.

De son côté, la FEC, à travers le président du comité des transporteurs fluviaux et lacustres a, tout en saluant la mesure, suggéré pour que le gouvernement ne s’arrête pas en mi-chemin. Car, le parcours est encore long. Il a, à l’occasion, énuméré quelques taxes qu’il a qualifiées de redondantes ou exagérées, avant d’en appeler à leur suppression pure et simple.

Dom 

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