Transports en commun : les receveurs doivent changer de mentalités

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Transport-en-communLes Transports en commun dans la Ville-Province de Kinshasa sont un véritable casse-tête aussi bien pour les usagers, les clients que pour les autorités politico-administratives. Tout le monde se plaint du glissement facile de langage et de comportement tant de la part de receveurs que de chauffeurs des bus et taxi-bus. Dans ces contacts fréquents entre les transporteurs et les usagers des bus et taxi-bus, le receveur joue un rôle central : c’est bien lui qui guide le chauffeur, mobilise les clients, vent les billets et récolte et classe l’argent, répond aux diverses sollicitations de la clientèle, etc. Pour parvenir à provoquer un changement de mentalités dans ce secteur névralgique pour tout malade, travailleur, commerçant ou simple ménagère obligé de se déplacer chaque jour à bord d’un bus, il est évident qu’il faille débuter par un aspect sensible à impact visible, particulièrement par cibler le maillon de contact transporteur/client qu’est le receveur. Cela s’est opéré facilement grâce aux contacts amorcés par la Cellule de l’Initiation à la Nouvelle Citoyenneté (INC) – une cellule du Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté (EPS/INC) – avec l’« Association pour l’Encadrement des Receveurs des Transports en Commun du Congo (A.E.R.T.C.) ».
La rencontre entre les responsables de la Cellule de l’INC, conduits par leur coordinateur, Didier Anta Dine, et ceux de l’AERTC – provenant de tous les districts de la capitale – s’est dérouler le samedi, 17 octobre 2015, dans une salle du Centre social de Kasa-Vubu, dans la commune du même nom. Prenant la parole à cette occasion, Didier Anto Dine a demandé aux différents responsables encadrant les receveurs dans les districts, communes et parkings de Kinshasa d’être les messagers fidèles de la Nouvelle Citoyenneté qui doit se vivre dès maintenant, non seulement ici dans la capitale (où tout commence), mais aussi dans les provinces du pays. Il leur a demandé d’organiser des rencontres de conscientisation pour que le comportement des receveurs changer vis-à-vis des passagers régissant le transport en commun et du code de la route. Il a préconisé trois aspects simples à atteindre d’ici la fin octobre 2015, parmi lesquels il a cité la tenue vestimentaire qui doit être propre et corrects ; l’accueil du client qui doit être respecté à tout instant car c’est bien lui qui amène l’argent que le propriétaire véhicule attend et le langage d’un receveur qui doit aussi rester courtois à tout instant.
La tenue, l’accueil et le langage du receveur : premiers aspects à changer
            Il a insisté pour que les résultats concrets soient visibles sur ces aspects d’ici la fin de ce mois d’octobre 2015, avant l’examen d’autres moyens d’actions. Par ailleurs, Joseph Mwambila, président de l’AERTC, a remercié ses hôtes pour leur initiative et courage de venir chez les receveurs solliciter leur changement de comportement dans le cadre de l’INC. Il a promis, au nom de tous les responsables de son association – qui est une organisation nationale – d’appuyer cet enfantement d’un nouveau type de citoyens congolais, pétris de valeurs civiques, morales et intellectuelles sûres à mettre au service de ses concitoyens et du pays. A ce sujet, il a rappelé brièvement l’historique de cette Asbl créée en 1990. Elle vise la valorisation de la profession de receveur par la formation civique, morale, professionnelle et de secouriste. Il a énuméré plusieurs ateliers de formation déjà organisés et s’est montré très enthousiaste pour la collaboration avec le ministère de l’Enseignement à travers sa cellule de l’INC.
SAKAZ