Transactions financières : la BCC dénonce l’escroquerie de FORTIS GROUP

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banque-centrale-bccLes Congolais en général, et les Kinois en particulier sont alertés encore une fois en vue de prendre des dispositions qui s’imposent contre une bande d’escrocs qui opèrent dans les structures de microfinance et de transfert des fonds.

Dénommée société FORTISGROUP Sprl et située au n°123 de l’avenue Assossa, dans la commune de Kasa-Vubu, cette organisation du secteur bancaire est méconnue de la Banque Centrale du Congo (BCC), dont le pouvoir d’octroi d’agrément entre dans ses prérogatives.

Alertant la population sur les risques qu’elle court face à cette structure bancaire non agréée opérant, par ailleurs, en violation des dispositions légales et réglementaires en matière de microfinance et de transfert de fonds, l’Institut d’Emission met en garde par la même voie les promoteurs et dirigeants des structures bancaires non agréées qui se livreraient à la même pratique.

            « …l’Institut d’Emission met en garde les promoteurs et les dirigeants des structures non agréées contre toute récidive qui les exposeraient à subir la rigueur de la loi », souligne le communiqué officiel de la Banque centrale.

            D’abord, la Banque centrale du Congo en tant qu’Autorité de supervision bancaire avait commencé par intimer l’ordre à FORTISGROUP d’arrêter, toutes affaires cessantes, ses activités illégales. Puis, elle invite la population, pour sa sécurité dans les opérations de diverses transactions notamment épargne, crédit, change manuel et transfert de fonds, de ne pas se fier à des structures non agréées.

            «L’Autorité de supervision bancaire, la Banque Centrale du Congo, avait intimé l’ordre à FORTISGROUP d’arrêter immédiatement ses activités illégales et saisi cette occasion pour rappeler à la population que, pour sa sécurité dans les opérations d’épargne, de crédit, de change manuel et de transfert de fonds, elle avait tout intérêt à ne s’adresser qu’aux seules institutions agréées par elle ».

L’histoire se répète !

            Jamais un sans deux, dit un vieil adage. En effet, cette escroquerie n’est pas une première dans les annales  de la microfinance en République démocratique du Congo.

A l’aune de 2010, les Kinois qui n’ont pas la mémoire courte peuvent se souvenir d’une nébuleuse dénommée « Deutsh bank » tenue par un sujet ougandais.

Cette structure non agréée par la Banque centrale avait eu, en son temps, à flouer bon nombre de Kinois en leur présentant plusieurs offres dont elle se portait garante de financer. Les plus pressés des compatriotes ou encore ceux qui rêvaient de changer de train de vie en un clin d’œil n’avaient pas hésité à mordre à l’appât. Et la suite, on la connaît.

Les souscripteurs avaient fait la ronde des cabinets, de la Banque centrale jusqu’au présidium du parlement en passant par plusieurs ministères, en vue d’être remboursés.

Mais, la démarche avait buté contre un problème de statut de la structure où ils faisaient leurs placements.

Que dire de «Bindo promotion», «Nguma», «Madova»…, de triste mémoire que les Kinois notamment les victimes éprouvent du mal à oublier, en dépit des décennies écoulées ?

            Il est à se demander, à ce niveau, quel mauvais esprit hanterait les Congolais pour ne pas se souvenir d’un passé aussi proche, pour retomber toujours dans les filets des escrocs.                        Dom  

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