Tragédie chez Elongo, DG de la DGRAD : le frère aîné Teddy tue ses deux petits-frères à Jobourg

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On se croirait dans un film fiction de style anglo-saxon : les habitants du quartier chic résidentiel de Santon à Jobourg n’en croient pas à leurs oreilles et leurs yeux face à ce qui ressemble à un cauchemar de mauvais goût digne des légendes fantomatiques des châteaux irlandais. Teddy, frère aîné vient de tuer ses deux petits-frères Hugues et Déogracias, enfants de même père et même mère malheureusement décédée il y a longtemps. Il l’a fait sans se soucier du fait que cela ne restera  impuni ou que personne ne l’avait pas vu entrer dans cet immeuble de ce quartier chic dont raffolent les familles congolaises les plus aisées vivant dans cette ville des rêves où vient de se jouer la finale historique de la Coupe du Monde édition 2010. 

            La tragédie qui vient de frapper avant-hier la famille de Jean ELONGO ci-devant Directeur Général de la Direction Générale des Recettes Administratives, Domaniales et de Participation constitue le fil conducteur d’un roman fictif des fantômes rodant toujours dans les grands châteaux irlandais. Il était presque 17 heures mercredi lorsque Teddy, l’un des fils du D.G. de la DGRAD, s’est introduit dans l’appartement où résident Hugues et Déogracias, ses deux petits-frères étudiant à l’université de Jobourg. Sans crier gare, selon des témoignages concordants, il s’est mis à étrangler Hugues trouvé couché sur le canapé du salon au moment où Déogracias était dans la salle de bain située à l’étage de ce diplex. Les cris stridents poussés par Hugues ont alerté Déogracias qui se trouvait au-dessus et qui a été surpris lorsqu’il est venu s’enquérir de la situation en se retrouvant empoigné par Teddy, son aîné, qui l’a achevé par une prise digne d’un cacheur américain. Etait-il seul ou accompagné  d’autres complices car les deux corps inertes sont restés étendus dans le salon durant toute la journée ? Nul ne le sait encore. Les enquêtes de la police criminelle détermineront les péripéties de cette tragédie. Mais selon des témoignages concordants, c’est vers le soir que des collègues de Hugues se sont inquiétés de son absence aux séances des travaux dirigés sanctionnant la fin du premier cycle universitaire. Ils ont alors téléphoné d’abord sur le portable et ensuite sur le fixe. Comme aucun numéro ne répondait, ils ont recouru à d’autres amis et connaissances qui sont tombés sur les mêmes résultats.           

La police découvre la tragédie

            Pour en avoir le cœur net car flairant un coup fourré, des amis et collègues de promotion ont alors alerté les services de la Police qui ont dépêché des inspecteurs sur les lieux. Après avoir forcé la porte principale, les inspecteurs de la Police ont découvert l’irréparable : deux corps inertes et sans vie étendus au salon. C’est alors qu’ont démarré les enquêtes d’abord au niveau de l’immeuble avant de s’étendre à travers tout le voisinage. C’est grâce au témoignage d’une dame que la police s’est lancée aux trousses de Teddy, qui n’a opposé aucune résistance pour passer aux aveux. Toujours selon certains témoignages, Teddy a tout avoué en précisant que c’est parce qu’il était convaincu que ses deux petits-frères bénéficiaient de plus de largesses de la part de leur géniteur qu’il a fini par poser ces actes ignobles. 

Un fratricide inimaginable

            Toujours selon des témoignages concordants, Teddy était revenu il y a quelques mois des Etats-Unis d’Amérique. Son père lui avait trouvé un emploi enviable à la banque « ECOBANK » où il semblait s’ennuyer. C’est alors qu’il a demandé à son père de l’envoyer en Afrique du Sud pour rejoindre ses deux petits-frères, proposition que Jean ELONGO a rejetée, car à ses yeux, son fils devait d’abord consolider son expérience professionnelle avant de songer à  autre chose, notamment la poursuite des études supérieures. Teddy aurait donc recouru à un réseau des faussaires pour  obtenir un passeport avec une fausse identité et c’est ainsi qu’il a rejoint Jobourg à l’insu de son père et au grand dam de ses chefs hiérarchiques de l’ECOBANK qui avaient détecté en lui un jeune cadre compétent de demain.

Ce fratricide est inimaginable car il ne s’est jamais produit en RDC et il va provoquer une onde de choc et un traumatisme incroyable non seulement au sein de la famille biologique de ces deux jeunes-gens mais aussi à travers tout le pays du fait que leur géniteur fait partie de la Nomenklatura congolaise. Jean ELONGO et son épouse sont inconsolables car ce drame n’a rien à voir avec ceux qui avaient frappé d’autres familles à Kinshasa. Notamment l’accident de circulation sur le Boulevard du 30 juin juste devant l’immeuble du Ministère du Travail et qui avait vu périr en 1980 quatre fils de feu le général MOLONGIA, alors Pdg de la compagnie aérienne Air Zaïre, ensuite celui survenu tôt le matin sur la Route de Matadi entre l’IPN et le Camp Badiadingi qui avait  vu mourir les cinq enfants d’un cadre supérieur de la Banque du Zaïre qui se rendaient à l’école. Cette tragédie chez les Elongo n’a rien à voir avec l’affaire des jumeaux FWELO ni celles énoncées ci-dessus car c’est la toute première fois qu’un frère élimine de sang froid et sans vergogne ses deux petits-frères           âgés de 23 et 25 ans et qui attendaient leur « collation » en décembre prochain. Quelle perte pour la nation congolaise !

F.M.

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