Trafic des êtres humains : la menace persiste

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etre humains traficMalgré la question orale et le débat à l’Assemblée Nationale sur la dénonciation des réseaux maffieux de trafic illicite d’êtres humains en RDC à l’instar du Liban – grâce au Forum International des Femmes de l’Espace Francophone (Fifef), les choses semblent empirer. Ces réseaux continuent à opérer sans contrainte. Ils ont intensifié  leurs actions et changé des stratégies pour arriver à leur fin. Cette situation a conduit Denise Nzila, directrice de la Fifef, à échanger avec la presse, le jeudi 23 janvier 2014, afin d’inviter le gouvernement Congolais à revisiter cette question et à rechercher des solutions définitives, même par voie diplomatique. Pour la Fifef, ces jeunes filles et enfants congolais doivent regagner le pays au lieu d’être en captivité au Liban.

En plus de cette réalité, la Fifef qui a des antennes provinciales dans la majorité des provinces congolaises, a pu découvrir d’autres réseaux maffieux opérant en dehors de la capitale, notamment dans la Province de l’Equateur. Denise Nzila a découvert que dans cette partie de la République, les membres desdits réseaux misent sur la pauvreté des parents pour gagner leur confiance et leurs enfants  en leur offrant la boisson, l’argent et d’autres biens. Ces enfants sont amenés à Kinshasa et expédiés au Liban ou encore dans d’autres pays asiatiques, européens, etc.

Il convient de signaler une  autre opération qui vise le recrutement de plusieurs jeunes dames pour aller appuyer les préparatifs de la coupe du monde qui se jouera en juin prochain au Brésil. Un groupe de personnes dont l’identité est jusque là inconnue est en train de recruter des filles congolaises couturières pour les amener au Brésil. L’argument avancé par ce dernier est que ces filles sont invitées dans cette partie de l’Amérique pour aller confectionner des maillons à l’occasion de cette fête  rencontre footballistique internationale. Présentement, une centaine des filles seraient déjà recrutées. Toutefois, les observateurs se posent plusieurs questions sur le taux de chômage au Brésil et pour savoir s’il y aurait une crise de couturières dans ce pays.

            En outre, Denise Nzila a fait mention des menaces reçues depuis que son association mène des actions de lobbying contre le trafic des jeunes filles et enfants cogolais vers le Liban. Elle a annoncé le retour de trois jeunes filles au pays, mais elles sont très malades et ne peuvent pas regagner leurs familles étant donné qu’elles sont en insécurités, car toujours recherchées par les réseaux.

Dorcas NSOMUE

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