Tracasseries des policiers de roulage : trop… c’est trop !

0
313

Assurer la régulation de la circulation routière pour éviter les bouchons et les embouteillages, faire respecter le code de la route, ainsi que la courtoisie routière : telles sont les missions principales de la Police de circulation routière. En plus, elle est chargée de constater les infractions au code de la route, les accidents et de débarrasser nos routes des obstacles empêchant la fluidité de la circulation des véhicules et des autres usagers de la route.

 

    Ces missions sont si importantes que les tracasseries policières ne devraient pas avoir leur place dans les tâches quotidiennes de la Police de circulation routière, surtout que la grande préoccupation de cette unité spécialisée de la police est avant tout de régler à chaque carrefour important ou au point de passage des piétons, la circulation routière.

    Curieusement, de nombreuses plaintes  sont enregistrées sur nos routes. Les conducteurs dénoncent  des effectifs pléthoriques des policiers dans certains carrefours, les tracasseries policières, les voies de fait,  des menaces verbales, voire des injures et pire, l’ivresse de certains policiers aux heures de service.

    A l’analyse de ces récriminations, force est de constater que si une minorité des policiers s’adonne correctement à ses missions, à la satisfaction des automobilistes, la majorité rencontrée sur nos routes brille par une brutalité inouïe.

 

Mauvaise répartition

des équipes

 

    Quand on examine la répartition des équipes de policiers sur nos artères, on est frappé d’emblée par des effectifs pléthoriques dans les carrefours surnommés «  Tshikapa », allusion au puits de diamant de ce coin. C’est le cas souvent de croisement des  avenues Kasa-Vubu, Bokassa, Université, Huileries, la Route des Poids lourds, Boulevard du 30 juin, Boulevard Lumumba, Kabasele Tshiamala, Kalembe-Lembe et Ndjili.

    L’itinéraire le plus inquiétant part du parking Kimbondo à Banadalungwa jusqu’au Grand Marché. Il comprend 17 points de réglage de la circulation, notamment Parking Kimbondo, rond-point Moulaert, Boulangerie Mama Poto, Wenze ya Bayaka, arrêt Bongolo, arrêt Koweit, Rond-point Victoire, arrêt place Ymca, Pont Kasa-Vubu, Aéro Ndolo, arrêt Somba Zigida, croisements Kabinda et Bokasa, Kalembe-Lembe et Bokassa, Itaga-Bokassa, Kato-Bokassa et Rwakadingi-Bokassa. Au minimum, dix policiers ou plus font semblant de s’atteler à la tâche alors qu’en réalité, leur objectif principal est de rançonner les conducteurs, aussi bien de véhicules privés que ceux affectés au transport public.

    Mais devant les écoles des enfants, aucun policier en vue. La tâche est remplie par les éléments de la Croix-Rouge ou les surveillants de ces établissements scolaires. C’est ahurissant !

    Aux carrefours, tout y passe. On entend assez souvent des ordres comme : «Stop ! » «Gare là-bas ! » «Documents de bord !» « Tu ne sais pas ce que tu as commis comme infraction ?», « C’est très grave ! », «Tu vas t’expliquer auprès du chef ! », «On va au bureau où tu devras payer des amendes pour toutes les infractions constatées sur ton véhicule ! »

    Des infractions, on en a connu de toutes les couleurs : «Un conducteur qui ignore pourquoi le policier l’a stoppé, n’est pas un chauffeur ! », «Refus d’obtempérer à l’agent qualifié» «Mauvais stationnement», «Documents de bord incomplets ou illisibles ! », « Plaques d’immatriculation non-conformes ! », «  Pneus usés ! »…

    Quant aux comportements discourtois de nos policiers, les chauffeurs épinglent le fait d’ouvrir brutalement les portières et de s’installer à bord en leur intimant l’ordre de se rendre au bureau. Les spécialistes de ce genre d’attitudes se retrouvent au Rond-point Victoire, 12 ème rue Limete, Huileries, entre Kin-Mart et Kin-Marché, Pont Kasa-Vubu, Poids lourds, Rond-point Ngaba, Lafayette, Bokassa et Rwakadingi, pour ne citer que ceux-là.

    Quand les policiers ivres vous apostrophent au volant, vous êtes envahis par l’odeur de l’alcool, au point de vous amener à détourner votre regard de lui. Dès qu’il s’empare de vos documents de bord, il vous fixe rendez-vous le lendemain où le jour où il n’est pas de service.

    Actuellement, le cas le plus décrié est celui de la discrimination pour la pose des sabots de Denver sur les véhicules mal garés.

Seuls sont visés, les voitures des particuliers.

    Une dame, agent de cadre dans un ministère a été interpellée par des policiers, devant l’entrée du Jardin botanique de Kinshasa, au croisement des avenues Kasa-Vubu et Rwakadingi, et au croisement du boulevard Sendwe et avenue de l’Université, au motif que la nouvelle plaque d’immatriculation laissait apparaître celle importée de l’Europe. Elle a dû débourser quelques billets verts pour sortir des griffes de ses «  bourreaux » et continuer sa route.

    De plus en plus, les usagers de la route se plaignent du comportement tracassier des policiers qui ont juré de prendre leur revanche après la période de la courtoisie routière. décrétée léannée dernière.

    Il est grand temps de moraliser les agents de cette unité de la PNC et d’éviter des scènes de brutalité sur les chauffeurs.

 

JRT

LEAVE A REPLY

*