Traçabilité des ressources naturelles : la RD Congo en sursis

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La société civile congolaise a tenu le mardi 18 mai 2010 sa troisième réunion sur l’Initiative de transparence des industries extractives (ITIE) au Centre d’accueil protestant.  A l’issue de la réunion, se confiant à la presse, Joseph Bobia, coordonnateur national du Réseau ressources naturelles (RRN), a déclaré qu’ils ont décidé de travailler ensemble, et défini des actions prioritaires pour rendre effectives les résolutions de la 2ème et 3ème réunion. Des tâches précises ont été attribuées à certaines structures.

Il a signalé à la presse que le Conseil international de l’ITIE a évalué le statut de 18 pays qui n’avaient pas réussi à achever, à la date qui leur avait été assignée en 2008, le 9 mars 2010, la vérification externe de leur progrès sous l’égide de l’initiative globale pour la transparence. La Rd Congo, à la suite de la lettre adressée par la société civile au comité international pour demander une prolongation du délai, est parmi les pays rappelés à l’ordre par l’ITIE pour la publication immédiate des rapports 2008 et 2009 à l’échéance de septembre 2010. 

La troisième réunion de la société civile consistait à cerner la série des mesures correctives à entreprendre pendant les trois mois qui restent avant que le Conseil international ne procède à une nouvelle évaluation de la conformité de la RD Congo. Et aussi voir quels modèles d’autres pays déjà validés pourraient être suivis ou considérés pour une certaine inspiration.

Pendant les travaux, les acteurs de la société civile opérant dans le secteur des ressources naturelles ont auditionné des actions menées par les organisations de la société civile membres de l’ITIE, évalué l’application des résolutions de la deuxième réunion de la société civile sur l’ITIE, établi des mécanismes de communication et d’échange entre les structures à travers le pays… 

Pour éviter des écarts criants entre les chiffres avancés par les régies financières et ceux des entreprises extractives lors du rapport 2007, les participants à cet atelier ont pensé inviter certaines entreprises extractives et les ministères concernés à discuter ensemble pour éviter une répétition de telles situations.

Jean- René Bompolonga  

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