Thèse de Minaku : la lettre de la Doyenne de la Faculté de Droit met fin à la polémique

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Auteur d’une réflexion intellectuelle et impersonnelle pour s’assurer le bon fonctionnement de sa faculté, notamment les divers diplômes y délivrés, que d’aucuns ont voulu en faire une récupération politique, le vice-doyen de la Faculté de Droit, le professeur Tasoki Manzele vient d’apporter l’éclairage nécessaire afin de mettre fin à la
confusion.

Il soutient que sa réflexion relative à la recherche n’a jamais visé
le chef de travaux Aubin Minaku Ndjalandjoko dans le but de jeter un
quelconque discrédit ou opprobre sur sa thèse qui, du reste, a
respecté toute la procédure requise en la matière. Sa démarche avait
plutôt pour objectif d’améliorer tous les travaux intellectuels à la
faculuté de Droit, notamment les mémoires de DES, les travaux de fin
d’études de licence, les travaux de fin de cycle de graduat.
Ci-dessous les différentes correspondances des responsables de la
faculté de Droit témoignant de la régularité de la thèse soutenue par
le C.T Aubin Minaku :
Kinshasa, le 05 mars 2018

Transmis copie pour information a :
– Comité de Gestion ;
– Conseil Facultaire ;
– Bureau Facultaire
– (TOUS) à Kinshasa XI
Madame la Doyenne
Faculté de Droit
Université de Kinshasa
Kinshasa XI.

Concerne : Accusé de réception Votre lettre n°1/FD/DEC/KNT/093/BS/2018
du 3 mars 2018

Madame la Doyenne.
Votre lettre dont références en concerne, m’est bien parvenue.
A ce sujet je me permets de porter à votre attention ce qui suit,
1° Dans ma lettre du O2 mars 2018, je n’ai pas visé le Chef de Travaux
MINAKU NDJALANDJOKO, ni imaginé un seul instant jeter du discrédit ou
de l’opprobre à sa thèse, qui a par ailleurs respecté toute la
procédure requise ainsi que l’atteste votre précité. Je désapprouve
donc toute interprétation de ma lettre qui viendrait éveiller une
résonance tordue, malveillante ou politicienne. J’y ai tout juste
suggéré une réflexion dans une perspective de crédibilisation des
travaux que la Faculté de Droit produit. Cette réflexion impersonnelle
concerne même tous les autres travaux intellectuels élaborés au sein
de notre faculté, les mémoires de D.E.S. Les travaux de fin d’études
de licence el les travaux de fin de cycle de graduat.
2° En ce qui concerne la réflexion qui doit être menée sur toute
question de recherche, je ne suis pas d’avis que tout doit partir ou
provenir des départements. En ma qualité de vice-doyen à la recherche,
j’ai le devoir de superviser et de piloter toute activité de
recherche, en accordant autant d’attention et de soin aux problèmes
académiques de mon secteur par l’observance des dispositions légales
et réglementaires. Aussi, et comme le Bureau facultaire me l’ai
recommandé le 03 mars 2018, je soumettrai à son approbation un
document simple,  lisible et clair à ce sujet.
Veuillez agréer, Madame la Doyenne, l’expression de ma considération distinguée.

Professeur TASOKI Manzele

Vice-Doyen à la Recherche
Kinshasa, le 03/03/2018

N°1/FD/DEC/KNT/093/BS/2018
Transmis copie pour information
Membres du Comité de Gestion
Membres du Conseil Facultaire
Membres du Bureau Facultaire
à KINSHASA XI

A Monsieur le Vice-Doyen à la Recherche
Faculté de Droit Université de Kinshasa à KINSHASA / XI

Concerne : Accusé de réception

A Monsieur  le Vice-doyen à la Recherche
Faculté de Droit
Université de Kinshasa
à Kinshasa/XI

J’ai l’honneur d’accuser réception de votre lettre n°
3/FD/DEC/TM/1605/JMTI2018 du 2 mars 2018, relative à la réflexion sur
les conditions d’octroi des diplômes de doctorat à la Faculté de Droit
et vous en remercie.
Votre lettre comporte deux aspects auxquels je vous réponds dans les
termes ci-après:
1° S’agissant de la réflexion évoquée, je vous renvoie à l’Arrêté du
Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire n°
175/MINESU/CABMIN/TMF/EBK- RK3/CPMJ2015 du 22 décembre 2015 portant
normes d’opérationnalisation des enseignements du 3ème cycle dans les
Etablissements d’Enseignement Supérieur et Universitaire en République
Démocratique du Congo. Toute réflexion menée sur cet Arrêté en rapport
avec la Faculté de Droit doit commencer par les Départements qui,
selon t’articles 4 a) point 1 dudit arrêté, ont la charge de la
gestion du troisième cycle (D.E.S. et DOCTORAT). Les résultats de
ladite réflexion remonteront au Bureau facultaire puis au Conseil
facultaire qui les adopteront en vue de leur transmission au• Comité
de Gestion.
2° S’agissant de la thèse du docteur Aubin MINAKU NDJALA NDJOKU que
vous avez cité en passant dans votre lettre, je vous renvoie au
communiqué n 1/FD/DEC/KNT/502/BS/2017 du 16 octobre 2017 que j’ai
publié en son temps sur ladite thèse et que pour les besoins de la
cause, je joins à la présente. Ce communiqué a été clair sur cette
question.
En effet, la Faculté de Droit a, non seulement proclamé le
récipiendaire avec mention distinction en licence, la mention grande
distinction en D.E.S. dont l’inscription remonte en 2003 et proclamé
en 2007, mais aussi l’Université de Kinshasa l’a engagé au grade
d’Assistant et il a évolué au sein de la même Faculté jusqu’au grade
de Chef  des travaux. Il a ainsi les compétences et les qualités
requises pour rédiger seul sa thèse de doctorat. Rien n’est besoin de
vous rappeler que cette thèse a suivi un cursus normal. Admis en thèse
au mois de mars 2015, il a rédigé sa thèse au courant des années
académiques 2014-2015, 2015-2016 et 2016-2017 pour la défendre au
courant de l’année académique 2017-2018. Le jury proposé par son
Département, qui a la gestion du troisième cycle, a été approuvé par
le Bureau facultaire et le Conseil facultaire avant d’être nommé par
l’autorité compétente.
Que cela soit désormais tenu pour dit.
Veuillez agréer,  Monsieur le Vice-Doyen, l’assurance de ma parfaite
considération.

Marie-Thérèse KENGE NGOMBA TSHILOMBAYI
Professeure Ordinaire
Kinshasa, le 16/10/2017

Transmis copie pour information :
Membres du Comité de Gestion
Membres du Bureau Facultaire
Chef de travaux Aubin Minaku Ndjala Ndjoko
A Kinshasa XI

Communiqué n°1/FD/DEC/KNT/502/BS/2017

Nous, soussignée, Marie-Thérèse KENGE NGOMBA TSHILOMBAYI, Doyenne de
la Faculté de Droit de l’Université de Kinshasa, avons été informée,
des bruits faisant état d’une éventuelle rédaction de la thèse du Chef
de travaux Aubin MINAKU DJALA NDJOKO par son Directeur de thèse, le
Professeur MAMPUYA KANUK’a Tshiabo.
Nous portons à la connaissance de l’opinion publique tant nationale
qu’internationale ce qui suit :
1. Monsieur Aubin MINAKU NDJALA NDJOKO a étudié à la Faculté de Droit
de l’Université de Kinshasa et a terminé ses études avec la mention
distinction.
2. Il a été  retenu comme Assistant à la même Faculté et nommé par
décision rectorale n°103/UNIKIN/93 du 8 septembre 1993 au grade
d’Assistant sous matricule 7.899.831.L et a évolué au sein de la même
Faculté jusqu’à son grade actuel de Chef de travaux. Il a été inscrit
en D.E.S. au cours de l’Année 2003-2005 et a réussi avec la mention
grande distinction.
3. Ce diplôme de D.E.S. lui a donné le droit d’être inscrit en thèse
de doctorat depuis l’année académique 2015-2016 selon le procès-verbal
du Conseil de Faculté du 25 avril 2015 avec un Comité d’encadrement
composé du Professeur MAMPUYA KANUK’ a Tshiabo, promoteur; du
Professeur LUZOLO Bambi Lessa, membre et du Professeur MAVUNGU VUMBI
di NGOMA, membre
4. Le rapport du Comité d’encadrement de sa thèse est satisfaisant.
5. La Faculté de Droit et son Comité d’encadrement évaluent son
dossier pour sa présentation en défense publique. Toute rumeur de
politisation d’un dossier purement académique n’engage que son auteur.
6. La Faculté de Droit de l’Université de Kinshasa décerne ses
diplômes pour tout étudiant que ce soit en graduat, en licence, en
D.E.S. ou en doctorat dans te respect de toutes les normes requises en
la matière et en conformité avec la loi, les règlements et les
instructions académiques.  7. Nous mettons en garde toute personne qui
dénigre la Faculté de Droit avec possibilité des poursuites
judiciaires.
En définitive, comme on peut le constater, le cursus du Chef de
Travaux, Doctorant, est régulier et ses compétences lui reconnues
depuis sa licence et son D.E.S.en droit, lui valent les aptitudes de
rédiger lui-même sa thèse de doctorat.

Fait à Kinshasa, le 16 octobre 2017
Marie-Thérèse KENGE NGOMBA TSHILOMBAYI
Professeur Ordinaire